29 Septembre 2017

Afrique du Sud: Dérive tribalisme autour de l'assassinat d'un Proviseur de Lycée à Foumban: Le Communiqué de Mandela Center

Porte à l'attention de la communauté nationale et internationale...Que dans la nuit du 22 au 23 septembre 2017, la ville de Foumban, à l'Ouest du pays, a connu un pic d'insécurité marqué par plusieurs cas d'agressions, qui ont engendré des morts d'hommes ;

Que Monsieur Charles ETOUNDI, professeur de lycée de l'enseignement secondaire général (PLEG), Hors Échelle, Matricule 360-643, nommé par Arrêté du 1er décembre 2016, proviseur du Lycée Bilingue Sultan Ibrahim Njoya (LYBISIN) de Foumban fait partie des victimes, suite à son agression dans son domicile, au quartier Nkounga-Dallas à Foumban;

Que depuis quelques mois, plusieurs types d'agressions à l'encontre des populations en général et de la communauté éducative du Noun en particulier, ont été rapportés aux autorités compétentes qui n'ont, malheureusement, pris aucune mesure efficace pour juguler ce phénomène;

Que dans un Communiqué Radio/Presse N° 85/17/CRP/MINESEC/SG/DESG du 25 septembre 2017, le Ministre des enseignements secondaires, Jean Ernest MASSENA NGALLE BIBEHE, réputé pour son intégrité irréprochable, a cédé à la facilité du tribalisme en se versant dans une communication irresponsable, maladroite et malveillante en parlant d'un « acte odieux, crapuleux et barbare qui remet en mal l'intégration nationale et le vivre ensemble que le Chef de l'Etat, SE Paul Biya appelle de tous ses vœux »;

Que Sa Majesté le Sultan El-Hadj Ibrahim Mbombo Njoya, Roi des Bamoun, dans son communiqué du 25 septembre, a fait la litanie des agressions subies ces derniers temps par les populations du Noun et soutient qu'il ne s'agit point « d'une mise en cause du vivre ensemble prôné par le chef de l'Etat, comme d'aucuns, mal intentionnés, veulent faire croire » ;

Que dans sa sortie de circonstance, Monsieur FOKOU KODJO, Secrétaire départemental du Syndicat National des Enseignants du Secondaire (SYNAES/NOUN) a dénoncé, avec vigueur, « tout acte ou discours à caractère tribaliste, de repli identitaire ou de vengeance », en indiquant que « le peuple bamoun se distingue par son hospitalité légendaire» ;

Qu'à l'état actuel des enquêtes, les auteurs de ces crimes courent toujours, aucune communication de la chaine judiciaire n'a été enregistrée, ce d'autant plus les officiers de police judiciaire commis à cette tâche n'ont pas encore livré leurs résultats qui pourront, certainement, être passés au crible par un magistrat instructeur, permettant d'établir les responsabilités et d'en faire la lumière;

Que le MINESEC s'est fourvoyé sur le tribalisme d'Etat qui a conduit à l'émergence d'une société camerounaise dévergondée, incivique, amorale, immorale; une société fondée sur le clientélisme et la corruption, le favoritisme et le népotisme, le régionalisme et l'ethnicisme;

Que ces cas d'agressions dans le Noun s'inscrivent dans un contexte national qui fait que Douala vit aujourd'hui au rythme des guerres de gangs, de même qu'à Yaoundé, des agressions se font au carrefour du Palais de l'Unité, à Etoudi;

Que le problème de l'insécurité aggravée et généralisée au Cameroun a une seule cause : l'impunité des criminels liée à la déliquescence poussée de la chaine judicaire, minée par la corruption et les réseaux;

Eu égard à tout ce qui précède, Madela center

1. Condamne, avec la toute dernière énergie Condamne, avec la toute dernière énergie, ces actes criminels inqualifiables et cette dérive tribaliste qui a envahi tous les secteurs de la vie sociale et politique au Cameroun;

2. S'insurge, avec vigueur S'insurge, avec vigueur, contre l'inertie , inertie inertie, le laxisme laxisme laxisme, la déliquesc déliquesc déliquescence inquiétante de la chaine judiciaire dans la répression de la criminalité, dans toutes ses formes;

3. Exige, avec détermination Exige, avec détermination, des autorités judiciaires, que toute la lumière soit faite sur ce crime de trop et que les auteurs et leurs complices soient sévèrement punis

conformément aux lois républicaines;

4. Réclame Réclame, avec fermeté, ermeté, au Gouvernement de la République, des mesures fortes dans le sens de la protection de tous les intervenants de la chaine éducative, en particulier et de tous les camerounais en général;

5. Exprime, sans réserve aucune Exprime, sans réserve aucune,toute sa solidarité à la communauté éducative nationale, déjà meurtrie par la mal-gouvernance.

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