29 Septembre 2017

Congo-Brazzaville: Transports - L'ouverture des pesages fixes prévue pour 2018

En attendant de rendre fonctionnel les postes de péage de Lifoula (RN2) et de Yié (RN1), le ministère de l'Equipement et de l'entretien routier mettra en place des stations de pesage mobile pour contrôler les véhicules transportant de lourdes charges. Les essais de contrôle des charges à l'essieu ont été effectués le 28 septembre au port d'Oyo, dans le département de la Cuvette.

Un échantillon de véhicules a passé le contrôle pour tester le matériel acquis par le ministère. La somme des charges recueillies essieu par essieu, donne le poids total autorisé en charge. Cet équipement mobile portatif appelé « pèse-pied », permet d'opérer des contrôles inopinés de charges dans le but d'intercepter les véhicules transportant de lourdes charges. La loi en vigueur dispose que chaque véhicule doit avoir un essieu simple de 13 tonnes, 2 essieux équivalent à 21 tonnes, 3 essieux à 27 tonnes. En dehors du contrôle des essieux, le législateur a également prévu que la charge totale du véhicule ne dépasse pas 50 tonnes.

Au mépris de la loi, certains automobilistes transportent des poids allant au-delà de la charge recommandée. A en croire le directeur général de l'Equipement et de l'entretien routier, Blaise Onanga, la route se dégrade à cause des efforts qu'exercent les roues sur la chaussée. « Lorsque vous dimensionnez la route, les efforts ne doivent pas dépasser les 13 tonnes et lorsque vous faites plus, bien évidemment les cordes de chaussées prennent un coup. Comme les concepteurs des véhicules contournent la difficulté, ils créent des prototypes des véhicules qui peuvent ou ne pas être homologués par notre loi. Si vous vérifiez les essieux, ils sont en règle mais, cependant la charge totale peut être débordée », a-t-il dit.

Outre la question de poids, l'homologation des véhicules doit également être de mise pour contourner le problème. Cette disposition prend en compte les dimensions, la longueur maximale d'un véhicule, la largeur ainsi que la hauteur maximale. « La loi est très explicite sur ces questions », affirme M. Onanga, estimant que certains véhicules ne devront pas circuler.

Nul n'est épargné

« Il ne faut pas qu'on stigmatise uniquement les produits forestiers mais, c'est de dire que des véhicules peuvent également transporter d'autres produits qui pèsent et du fait peuvent impacter la qualité de la voie », a indiqué Rosalie Matondo, ministre de l'Economie forestière, qui a affirmé que désormais les contrôles se feront le long des routes nationales. Et Blaise Onanga de rétorquer : « Les transporteurs de fer, de bois, de ciment, de carburant... passeront au peigne fin. Les transporteurs de bois ne constituent que 30% de véhicules en infraction. Nous sommes conscients que 70% est détenu par d'autres transporteurs ».

Cette mesure provisoire a pour principal objectif de traquer les délinquants routiers afin de mettre non seulement de l'ordre - dans le respect des poids autorisés, mais aussi de garantir la sécurité routière. « Pour l'instant les pesages seront mobiles en attendant les fixes », a lâché Emile Ouosso, ministre de l'Equipement et de l'entretien routier, avant d'annoncer la mise en service des pesages fixes en 2018.

Construire les ouvrages est une chose, les protéger en est une autre. « Les usagers de la route doivent respecter ces ouvrages qui ont été construits dans l'intérêt de tous. Ils doivent respecter le tonnage recommandé », a martelé le ministre des Transports, Fidèle Dimou avant de promettre l'ouverture effective du port d'Oyo afin d'acheminer par voie fluviale, des matériaux ayant des tonnages plus lourds.

Des routes vétustes : un point de blocage

Malgré la volonté des autorités du secteur routier, l'application de la loi peine à prendre corps dans la partie nord du pays. Seul frein : le niveau de dégradation avancée de la RN2, tronçon Owando - Yié. Or la règlementation des travaux publics exige des routes de qualité pour faire du péage et réaliser des pèses. « Nous sommes limités à cause de la réglementation. Elle ne nous autorise pas trop à abuser de ces dispositifs parce que nous ne pouvons pas garantir à l'usager de la route un bon service d'usage de route contrairement à Pointe-Noire où le dispositif est fonctionnel. Sur la RN1, également, la route a été aménagée », a fait savoir le directeur général de l'Equipement et de l'entretien routier.

Le réseau routier congolais long de 18.000 km, dispose d'au moins 3000 km de routes revêtues, soit environ 15.000 km de routes en terre. Pour instaurer cette mesure sur toute l'étendue du territoire nationale, il est opportun de développer un réseau routier fiable, construit selon les normes.

Vu l'état vétuste de la RN2, tronçon Owando-Yié, il est recommandé les véhicules transportant au plus 30 tonnes. Sur les tronçons Ouesso -Owando, et Yie-Pointe-Noire, une charge de 50 tonnes maximum a été autorisée. En cas d'excédent, une amende de 25.000 Fcfa la tonne est prévu ainsi que des points de décharges. Signalons qu'il n'est également pas exclu de voir des véhicules transportant une charge de 50 tonnes trafiquer sur le tronçon Owando-Yié. Une fois contrôlé, il est délivré au transporteur une autorisation à titre exceptionnel. Notons que le trafic pour les 50 tonnes sera restauré dans cette zone, une fois les couches de bases reconstituées.

Dans le même cadre, une visite de la route dite Atama Plantation (15 km) a été effectuée afin de mener un plaidoyer pour l'achèvement des travaux de cette route de contournement de la ville d'Oyo, facilitant l'accès au port. Cette route a pour vocation de supporter un trafic lourd. « Nous pensons bénéficier de tout le soutien du ministre des Transports pour que ce projet aboutisse parce que l'exploitation de manière effective du port en dépend », a conclu M. Onanga, avant de relever la difficulté d'approvisionnement en matière première.

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