1 Octobre 2017

Burkina Faso: Le pays s'approprie le système MIDAS

L'Organisation mondiale pour les migrations (OIM) a officiellement lancé, le vendredi 29 septembre 2017, au Poste de police frontière (PPF) de Dakola dans la province du Nahouri, le Système d'analyse des données et des informations migratoires (MIDAS) au Burkina Faso.

Le Burkina Faso s'est doté d'un outil moderne pour améliorer la gestion des flux migratoires dans un contexte de montée en puissance du terrorisme et de la criminalité transfrontalière. Il s'agit du Système d'analyse des données et des informations migratoires (MIDAS), mis au point en 2009, par l'Organisation mondiale pour les migrations (OIM).

L'exploitation de ce système a été officialisée au cours d'une cérémonie, le vendredi 29 septembre 2017 au Poste de police frontière (PPF) de Dakola, à un jet de pierre du Ghana. Selon la chef de mission du bureau de l'OIM au Burkina Faso, Abibatou Wane, le MIDAS présente de nombreux avantages.

Il permet, entre autres, de recueillir, de traiter, de stocker et d'analyser les données des voyageurs en temps réel sur un ordinateur, de contrôler plus efficacement les personnes qui entrent et sortent du territoire, d'établir une base de données des tendances migratoires et d'avoir une liaison avec Interpol pour s'assurer de l'identité et de la fiabilité des documents de voyage.

La démonstration d'enregistrement des passagers à l'aide de MIDAS, faite par le commissaire de police, Paul Sibiri Paul, a permis de savoir que plusieurs données sont prises en compte: images, empreintes digitales, adresses personnelles, contacts à l'étranger, etc.

«J'espère que cet outil aidera les PPF à optimaliser leur opérationnalité pour un meilleur contrôle au niveau des frontières, afin de lutter de manière efficace et coordonnée contre toute forme de criminalité transfrontalière», a affirmé Mme Wane, qui a souligné au passage que 18 pays ont déjà adopté le MIDAS. Concerné à plus d'un titre par l'appropriation du système par le Burkina Faso, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré, a apprécié le MIDAS à sa juste valeur.

Le soutien du Japon

«Le MIDAS est incontestablement un outil technologique de pointe, dont l'exploitation judicieuse conduira à l'amélioration du contrôle aux frontières dans le cadre de la lutte contre la criminalité transfrontalière, la traite des personnes, le trafic des migrants, avec l'existence de groupes terroristes dans la sous-région qui se sont investis dans ces domaines», a-t-il relevé. Aussi a-t-il rassuré l'OIM de son «engagement» à œuvrer à l'extension du système à l'ensemble des frontières du pays.

Pour l'instant, le MIDAS est expérimenté dans trois PPF, précisément ceux de Dakola, de Madouba dans la Boucle du Mouhoun et de Yendéré dans la région des Cascades. Ces postes sont interconnectés à la direction des frontières à Ouagadougou. Le PPF de Kantchari dans la région de l'Est devrait aussi en bénéficier prochainement, à entendre la chef de mission de l'OIM.

Le MIDAS a été introduit au Burkina Faso, à la faveur de la mise en œuvre du Projet de renforcement de la sécurité des frontières, financé par le gouvernement japonais.

En l'espèce, l'ambassadeur du Japon au Burkina Faso, Tamotsu Ikezaki, a soutenu qu'environ 120 millions de francs CFA ont été déboursés pour acquérir les équipements MIDAS.

« Le Japon voudrait contribuer au renforcement de la sécurité et de la stabilité régionale au Sahel par la consolidation opérationnelle et stratégique des postes de police frontière », a avancé le diplomate pour justifier le bien-fondé de l'appui de son pays.

Pour lui, l'aide nipponne est plus que jamais nécessaire au vu des défis sécuritaires du moment. « Les trafics d'armes et de stupéfiants, la criminalité transfrontalière et les récents actes de terrorisme dans la région ont une fois de plus souligné la nécessité et l'urgence de la gestion intégrée des frontières à travers la promotion d'une approche régionale, en matière de gestion de l'immigration», a-t-il fait remarquer à ce propos.

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