2 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Braquages à bord des «ketch» - Des faux taximen et clients aux arrêts

Dans la fièvre de l'attente de l'aboutissement de l'enquête sur dernières attaques perpétrées dans la ville de Kinshasa, par sous-lieutenant Ngoy Kasongo Didier, de son nom de guerre, Moto Katanga, que l'on découvre aujourd'hui sous la casquette d' malfaiteur hors pair, les limiers du commissariat provincial de police ont mis en lumière, deux agressions puisées dans les aveux membres de sa bande.

Le lundi 4 septembre 2017, date de la rentrée des classes de l' scolaire 2017 - 2018, en RDC, Laurent Yamo Ekonga, changeur monnaies au bord d'une chaussée du quartier Abattoir, commune Masina, exerçait ses activités depuis le matin, sans problème. A 18 45', une voiture banalisée, selon un habitant de ce coin, s' immobilisée en face de la chaise du jeune cambiste. Avant qu'il ne lève pour aller servir ces clients apparemment très pressés, la sort de la voiture et le braque.

Bousculade suivie de brutalités. coup de feu est tiré en l'air, créant la débandade dans le secteur. changeur de monnaies, la mort dans l'âme, cède son sac de contenant 27.000 dollars, des bottes de Francs congolais et billets de banque en vrac, trois téléphones portables, ainsi d'autres effets de valeur. Moins de trente minutes plus tard, voisins accourent. Laurent Yamo tremblotant de peur a du mal à relater sa mésaventure. On m'a attaqué ! «On m'a dépouillé de fonds ! Je suis ruiné !» ne cessait-il de se lamenter.

Cette nuit-là, la bande composée du sous-lieutenant Ngoy Didier, de ses deux comparses, l'adjudant de 2 ème classe Kapend Alain et le soldat Mwewa Kibwe Patrick, a vite remonté dans la «Ketch» qui a démarré dans un strident crissement des pneus et dans nuage de poussière.

Des précisions récentes obtenues lors d'une autre agression imputée ce même groupe, ont levé un coin de voile sur cet acte de commis l'année passée. Juin 2016. Moto ya Katanga et ses trois sont appréhendés par des limiers de la police. L'affaire, on s' doute, est une tentative d'assassinat. La cible visée ? Un homme Dieu. Celui que l'on croyait être Paul Balenza, n'est autre l'évangéliste Claude Kabundi wa Lessa, mieux identifié comme étant pasteur de l'église « Centre de réveil spirituel », basée sur Bokango n° 205, quartier Bon Marché, commune de Barumbu.

Sur malfaiteurs, la police a même saisi une arme Fa, deux chargeurs et munitions. Si le musicien chrétien se porte aujourd'hui comme charme, l'évangéliste du Bon marché continue lui à se poser mille une questions sur son comportement, ses actions ou ses propos qui pu lui attirer des ennemis visant son élimination physique. recruteraient-ils au sein de son église de réveil ou dans les religieux ou dans son quartier ? Telle est la grande question triture ses méninges.

De faux taximen et faux clients frappent à Gombe et à Matonge

Outre cette bande, un autre groupe d'inciviques s'est illustré une série d'extorsions à bord des taxis. C'est la clique des « braqueurs embarqués ». Deux faits relatés ci-dessous donnent le operandi de ces malfaiteurs. Le vendredi 15 septembre 2017, vers 20H,

Gisèle Akumbi, debout au parking des taxis du rond-point Victoire Matonge, cherche un moyen de transport pour regagner son domicile, camp Bumba, quartier Salongo, commune de Lemba. Un taxi de rouge, immatriculée 7794 AX 01, s'arrête à son niveau. «Où allez- madame ? «Lui lance le chauffeur.» Je vais à Lemba Terminus, répond-elle avec assurance. Montes madame, c'est là où nous allons !

Vite, elle monte et trouve à bord outre le conducteur, trois dont l'un assis devant et deux autres sur le siège arrière. La démarre. Silence à bord. Après l'avenue Victoire, le taxi l'avenue de l'Université avant de s'arrêter, sans motif, au niveau la Paroisse St Raphaël. Un gaillard assis à côté d'elle, lui son sac. Elle refuse. On lui brandit une arme. La dame prend peur ne peut crier, car toutes les vitres ont été remontées et portières bloquées. L'engin va se diriger vers le petit Lumumba où dans un coin isolé, elle est débarquée avec menaces. butin, les malfaiteurs l'ont dépossédée de la somme de 400 dollars, son téléphone et ses bijoux en or.

Auparavant, soit le samedi 9 septembre 2017, la même bande s' illustrée dans un autre braquage. Il était 18 H 40, quand Kami Beya embarqué dans un taxi au niveau de l'arrêt Batetela, sur le du 30 juin, en partance pour le centre-ville. Silence de carpes à où les trois passagers de sexe masculin ne semblaient pas connaître. Au cimetière de la Gombe, l'engin s'immobilise. Tous parlent enfin. «Fouillez-là ! Qu'a-t-elle dans son sac à main ? connais la consigne», tonne le chef de bande assis à côté conducteur. La fouille débute et puis s'arrête. On lui arrache billet de 100 dollars, le montant de 130.000 FC et un androïd. Après le forfait, Kami Beya est abandonnée seule en pleurs.

Au terme de nombreuses plaintes, la police provinciale est parvenue arrêter finalement deux membres de ce groupe. Il s'agit de l' Kasongo wa Kasongo dit Mao et son acolyte Kazadi Adam, résidant quartier Kinzazi, à Matete. Tous les deux ont été reconnus par leurs deux victimes, Gisèle Akumbi et Kami Beya.

Aujourd'hui, les enquêteurs cherchent à récupérer les biens extorqués.

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