3 Octobre 2017

Cameroun: La zone anglophone paralysée après les violences de dimanche

Photo: Le Pays
Manifestation au Cameroun

La situation était toujours très tendue lundi en zone anglaise, après les violences qui ont suivi la déclaration des indépendantistes et qui ont fait 17 morts selon Amnesty International, 10 selon le gouvernement. C'est la région nord-ouest la plus touchée par les violences de dimanche qui était paralysée par le double effet de l'appel à respecter une ville-morte des indépendantistes, et le couvre-feu imposé par les autorités, qui avait toujours court.

Pas de circulation, écoles et magasins fermés, Bamenda 3, un important nœud routier de la capitale de la région nord-ouest du Cameroun, était totalement paralysé hier. « C'est vraiment une ville morte, raconte un ancien député d'opposition, terré chez lui depuis deux jours. Les militaires ont même dit à un monsieur qui voulait faire du sport près de chez moi de rentrer chez lui. Comme il a insisté, ils ont tiré en l'air et il est donc rentré chez lui. C'est une peur totale. »

A Buea, la capitale de la région sud-ouest du pays, le gouverneur a allégé les mesures de sécurité annoncées il y a trois jours. La circulation interurbaine et celle des taxis-motos est toujours interdite, mais les gens pouvaient de nouveau se réunir ou ouvrir boutiques et bars depuis lundi matin. Un appel qui n'a pas été suivi, selon le journaliste basé dans cette ville. « Après les mesures qui ont été allégées, témoigne Joseph Weno, les gens ont toujours peur. La situation dans la ville n'est pas normale. Les boutiques ne sont pas ouvertes. Les écoles sont ouvertes mais les élèves ne sont pas à l'école parce que les parents ont peur (... ). »

Les autorités camerounaises ont annoncé cette fois qu'elles n'allaient pas couper internet, mais plusieurs témoins assurent qu'ils ne peuvent pas accéder aux réseaux sociaux depuis trois jours.

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