2 Octobre 2017

Algérie: Ahmed Ouyahia amadoue les investisseurs étrangers

Le dimanche 1er octobre, lors de sa toute première visite de terrain de deux jours au Nord-ouest d'Algérie, Ahmed Ouyahia qui a choisi de se rendre dans le complexe pétrochimique d'Arzew à 30 km à l'est d'Oran, a beaucoup insisté sur la nécessité de réviser la loi sur les hydrocarbures.

Pour le premier ministre algérien, « L'Algérie doit se mettre au diapason, notamment dans le secteur pétrolier, pour attirer les investisseurs étrangers et améliorer les recettes financières du pays. »

Nommé à la tête de l'exécutif algérien mi-août dernier, il doit sauver un pays « au bord du gouffre ». Le déficit budgétaire algérien qui s'établit à 13,7% en 2016, a mis le voisin du Maroc dans « une situation infernale » car le pays est également contraint de dépenser annuellement plus d'un milliard de dollars dans l'importation des carburants, or l'Algérie exporte du brut.

Une douloureuse situation qui pousse le premier ministre à vouloir revoir les lois de son pays en matière d'investissement, notamment dans le secteur pétrolier qui représente 95% des exportations et 75% des recettes publiques. Trois mesures sont envisagées par Ouhiya pour changer la donne.

L'Algérie va relancer l'exploitation du gaz de schiste

La première mesure « concrète » consiste d'abord à assouplir la taxe exceptionnelle sur les profits (TEP) réalisés par les sociétés étrangères opérant en Algérie dans le domaine des hydrocarbures dès que les prix du baril du Brent dépassent les 30 dollars.

Cette loi en vigueur dans le pays depuis 2006 est très décriée par les investisseurs étrangers pour des raisons évidentes. Selon l'Agence Xinhua qui cite le Premier ministre Algérien, de nombreux investisseurs étrangers « intéressés par le secteur des hydrocarbures se sont présentés à des appels d'offres mais se sont retirés trouvant que la loi actuelle sur les hydrocarbures n'accorde pas les facilités souhaitées ».

En plus de cette réforme annoncée, le gouvernement algérien s'est également engagé « dans un programme de réhabilitation de ses raffineries en attendant de lancer avant la fin de l'année en cours les avis d'appel d'offres concernant la construction de deux nouvelles raffineries au sud et à l'ouest du pays. ».

Mais ce n'est pas tout car l'Algérie qui avait suspendu en janvier 2016 l'exploitation du gaz de schiste à cause de la chute du prix du pétrole veut aussi reprendre l'exploitation de cette ressource. Le gouvernement encourage d'ailleurs l'investissement dans ce secteur.

A ce sujet, Ouyahia a souligné qu'il ne s'agit pas « d'une démarche aventurière mais d'une option visant à garantir l'avenir du pays en matière énergétique.»

Ce clin d'œil de Ouyahia envers les compagnies pétrolières mondiales c'est également une manière de ne pas laisser féconde la réticence dans l'opinion publique étant donné que le gaz de schiste est considéré comme une énergie polluante.

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