3 Octobre 2017

Tunisie: «Likâa», une douce rencontre entre la musique et le public

La nuit du samedi a été animée par Hilal Ben Amor, Hatem Frikha, Malek Ellouze et la jeune voix Inès Chtourou, accompagnés d'une troupe de musiciens. Le palais s'est illuminé d'une lumière discrète, bien agencée pour accueillir un public nombreux venu assister au concert qui a pris son envol vers 20h30.

Le festival de «Layeli El Abdelliya» s'est imposé depuis sa session inaugurale en 2012 par ses spécificités ; prôner le cachet tarabi de la musique tunisienne et orientale. Cette année est en harmonie totale avec ce concept, souligne à La Presse la directrice du centre, Saima Samoud, et «à contre courant de la tendance d'occidentalisation, nous avons accordé la chance aux jeunes qui cherchent à pourvoir la musique classique d'une nouvelle vision pour s'exprimer».

Un public plutôt averti

Le festival se tient annuellement, et habituellement, au mois de Ramadan. Cette année, les dates ont été modifiées. Il se trouve que durant le mois saint, la profusion de manifestations proposées avait pour effet de priver les nuits d'une partie de son public. «Nous avons donc opté pour cette période, analyse Mme Samoud, qui succède à la rentrée et où les événements se font relativement rares».

Dans le cadre du Tarabi, les spectacles de cette session de 2017 répondent à deux exigences : accorder la primeur à la découverte de talents nouveaux, pas très connus du public, et consacrer la seconde partie, se déployant tout au long du deuxième week-end, aux artistes connus. «Nous avons dédié, insiste la directrice du centre, la seconde partie des Layali aux artistes confirmés». La clôture sera assurée par Adnène Chaouachi.

Au cours de ce troisième spectacle des nuits, des morceaux instrumentaux ont animé «Likâa». Dix en tout, dans lesquels la troupe aussi bien que Ines Chtourou avec sa voix forte et mélodieuse ont excellé et emballé un public plutôt averti, qui écoutait religieusement les morceaux égrenés un à un au fil de la soirée.

Des mouachahat ou encore des morceaux, composés par les musiciens de la troupe, et des chansons orientales, à l'instar de Ana Wahdi de Mohmed El Kassabji ont été chantés magistralement par Inès Chtourou.

Le concert «Likâa», qui s'était déjà produit au festival El Médina de Sfax, a encore fait ses preuves samedi dernier. Le temps clément au cours d'une nuit douce, où il ne faisait ni trop chaud ni trop froid, a conféré au spectacle qui se tenait à ciel ouvert une magie envoûtante.

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