3 Octobre 2017

Burkina Faso: Exploitation artisanale de l'or - L'orpaillage reprend dans certaines contrées

Le ministre des Mines et des Carrières, Oumarou Idani a fait à la presse, le lundi 2 octobre 2017 à Ouagadougou, le bilan de la 2e édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (SAMAO). Cette conférence de presse a été précédée de l'ouverture de la campagne d'orpaillage 2017-2018.

Après la fermeture temporaire du fait des contraintes saisonnières et de sécurité, les activités d'exploitation artisanale de l'or reprennent, en partie, du service au Burkina Faso.

Ainsi, à compter du 1er octobre 2017, les orpailleurs de la zone n°2, c'est-à-dire les régions de la Boucle du Mouhoun, des Cascades, du Centre-Est, du Centre-Ouest, du Centre-Sud, des Hauts-Bassins et du Sud-Ouest peuvent recommencer leurs activités de production artisanale de l'or.

Pour les régions du Centre, du Centre-Nord, du Plateau central, du Sahel et de l'Est qui relèvent de la zone n°1, ils devront encore attendre jusqu'au 1er novembre prochain. L'information a été donnée par le ministre en charge des mines, Oumarou Idani, ce lundi 2 octobre 2017 à Ouagadougou.

A cette occasion, il a appelé l'ensemble des acteurs de ce sous-secteur à une organisation des conditions d'exploitation, de traitement et de commercialisation de l'or.

Face aux enjeux environnementaux et aux nombreux risques de l'orpaillage, le ministre Idani a précisé que le gouvernement burkinabè a pris des initiatives dont la promulgation de la loi portant organisation de la commercialisation de l'or et des autres substances précieuses et la création de l'Agence nationale d'encadrement des exploitations minières artisanales et semi-mécanisées (ANEEMAS).

Déjà, il a invité les acteurs à adopter un code d'éthique et de bonne conduite autour des valeurs communes comme le processus de production qui minimisent les risques d'éboulement et d'accidents divers, la proscription de l'usage des produits chimiques prohibés et des explosifs, l'interdiction du travail des enfants et la lutte contre la fraude.

La SAMAO, un bilan « satisfaisant »

Pour ce qui est du bilan de la 2e édition de la Semaine des activités minières d'Afrique de l'Ouest (SAMAO), Oumarou Idani parle d'une organisation « satisfaisante » du salon qui a enregistré 1 500 participants (contre 1026 en 2016) et 119 stands occupés sur 120 prévus.

D'un budget global de 275 millions de F CFA, la SAMAO 2017 aura connu la présence de délégations ministérielles et officielles, de hauts responsables des sociétés des mines et des carrières, de scientifiques, d'hommes d'affaires, de banquiers, de fournisseurs de biens et services, de consultants, d'élus locaux et nationaux, de praticiens, d'étudiants, d'organisations socio-professionnelles, de la société civile du Burkina Faso et de 16 pays étrangers.

Les panels, conférences, rencontres « B to B » et expositions ont abouti, selon le chef du département des mines, à cinq principales conclusions.

Il s'agit de la nécessité d'un investissement massif dans la formation, la promotion de la fourniture locale de biens et services miniers, l'appui au développement local, l'organisation et l'encadrement du sous-secteur de l'artisanat minier et la valorisation des substances de carrières.

Oumarou Idani a enfin confié que la SAMAO 2017 a également permis d'actualiser l'Accord de partenariat avec le Maroc, signé depuis 2000. Après la signature prochaine de cet Accord entre les ministères burkinabè et marocain en charge des mines, a-t-il précisé, des accords spécifiques seront conclus.

Le 1er portera sur le renforcement des capacités et les échanges d'expériences et le 2e, sur la recherche minière entre la BUMIGEB et l'ONHYM (Maroc).

Le 3e accord spécifique sera signé entre l'Ecole des mines du Maroc et l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs de Fada. A travers le 4e, la compagnie marocaine MANAGEM s'engagera dans la recherche minière au Burkina Faso et la 5e concernera les chambres des mines des deux pays.

Depuis plusieurs mois, la mine d'or d'Inata traverse une crise financière qui menace sa survie et les travailleurs auraient fait plus de 5 mois sans salaire. Sur la question, le ministre en charge des mines, Oumarou Idani a expliqué que cela fait effectivement plusieurs mois que son département a été informé des difficultés de la mine.

Après avoir rencontré les différents acteurs, le ministère, a-t-il poursuivi, a décidé d'instruire davantage le dossier et en a fait un rapport en conseil des ministres.

De ce constat, il ressort que Inata (plus de 1 000 employés) traine 35 milliards de F CFA de créances dont 80% appartiennent à six entreprises et 20% à 200 petites entreprises locales qui fournissement des biens et services à la mine.

Inata doit également 2 milliards de F CFA à l'Etat au titre des taxes et autres impôts. « Nous sommes à la phase de travail pour aider les responsables de la mine à trouver un repreneur sinon, nous allons vers sa fermeture.

Heureusement, des repreneurs frappent déjà à la porte », a-t-il indiqué. Dans la foulée, le ministre a annoncé qu'il doit recevoir les travailleurs ce mardi 3 octobre 2017.

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