4 Octobre 2017

Sénégal: Négligence coupable !

Les fosses septiques font encore parler d'elles en cette période d'hivernage.

En effet, beaucoup de Sénégalais n'ont malheureusement pas pris l'habitude de faire la vidange régulière de leurs fosses. Ils attendent plutôt l'heure de l'obstruction totale du canal pour chercher des solutions ; bien que dans certains cas, ils ne font rien, tout simplement.

Attendant tranquillement que le problème disparaisse tout seul. Depuis l'apparition des pluies, les rues et les terrains de football sont devenus des marigots ou des chemins d'écoulement d'eaux sales en plein quartier, au grand dam des familles concernées. Dans ces zones de la banlieue, chacun est spectateur de ce phénomène, souvent par négligence ou rarement par ignorance des conséquences sur le cadre de vie. Pire, les enfants, inconscients du danger, jouent aux abords de ces nids de microbes, de bactéries et de moustiques, sous nos yeux.

S'il y a des notions encore abstraites du vocabulaire des Sénégalais, ce sont bien celles du devoir et du respect du bien commun. Au Sénégal, l'on s'échauffe plus pour ses droits en enterrant volontairement et sournoisement ses devoirs. La rue, le terrain de jeu, les espaces publics sont des lieux communs à tout citoyen et induit donc la responsabilité de tous. Il serait inconcevable, pour tout esprit sain et averti, de porter atteinte à la quiétude et au bien-être d'autrui. Tout simplement parce que l'on a la paresse de s'acquitter de son devoir. Pour une fois, les autorités ne pourront être accusées, puisque ce problème de fosses septiques relève de la responsabilité et du bon sens de tout un chacun.

Entre ne pas savoir et faire semblant de ne pas savoir, il y a tout un fleuve. Aujourd'hui, les gestes les plus simples qui peuvent préserver notre santé et notre cadre de vie sont foulés aux pieds. On attend l'heure de l'avalanche pour crier au secours et s'apitoyer sur son sort. Les odeurs nauséabondes, la stagnation des eaux usées remplies de déchets, dans les ménages ou en pleine rue ne dérangent point.

L'on est « habitué » et c'est alarmant. Vivre dans un environnement sain, pour sa propre santé et ensuite celle des autres ne nécessite pas de grands moyens, encore moins ceux d'un gouvernement. Cela part de soi, du sens du devoir et du désir d'un cadre de vie sain. Alors, que chacun balaie devant sa porte en vidant sa fosse !

Sénégal

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