4 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Nouvelle fièvre !

opinion

La nouvelle fièvre se propage encore dans les Assemblées Provinciales. Alex Kande Mupompa est tombé, comme une feuille morte. A Kinshasa, pendant ce temps, Roger Nsingi, le Président de l'Assemblée Provinciale, est, lui aussi, sur une chaise éjectable.

Déjà, dans les autres provinces, le même rythme saccadé avait été observé. L'opinion se souviendra, en effet, qu'à une certaine période, on a longtemps parlé de ces assemblées provinciales, les mêmes qui avaient déchu certains gouverneurs et, plus tard, et par un coup de baguette magique, se sont dédites. Tout récemment encore, la confusion est remontée à la surface lorsque les arrêts de la Cour Constitutionnelle ont été simplement rabroués par la CENI et les Cours d'Appel, pour organiser les élections et confirmer les résultats alors que certains Gouverneurs s'en prévalaient, pour chercher à revenir à leurs postes.

Le refrain est connu à la Tshuapa avec Cyprien Lomboto ou encore, au Haut-Katanga, avec Jean-Claude Kazembe. Maintenant, avec la résurgence du dossier Kande, l'homme recherché à la conférence sur la paix, la réconciliation et le développement, tenue dernièrement à Kananga, l'on croit savoir que l'histoire se répète. Et, avec elle, toute la logique redevable à la politique du "sur place" et de l'instabilité chronique.

Les Gouverneurs sont chassés. Puis, ils sont réhabilités par la Cour Constitutionnelle. Ensuite, ils sont de nouveau réélus, permutés ou alors, congédiés sans la moindre forme de procès.

On dirait que c'est cela la nouvelle mode au Congo-Kinshasa. L'instauration des régimes des situations provisoires, pour peu qu'on gagne du temps. Mais, dans un tel contexte, caractérisé par cette gangrène, avec des élus contestés à la têtes des provinces nées du démembrement, comment peut-on bien organiser les futures élections, sans que cette instabilité institutionnelle, au niveau de la grande et petite territoriale, n'en arriver à alimenter un regain de tensions susceptible d'insécuriser le fameux tissu du processus électoral, si jamais il venait à être rabiboché, à l'aune d'un nouveau round de discussions directes ?

La question mérite d'être posée. D'autant qu'au demeurant, l'affaire de l'insécurité insufflée par le phénomène Kamuina Nsapu aura servi, finalement, de prétexte, pour justifier la poursuite des opérations d'enrôlement dans l'espace Grand Kasaï et dans la Lomami. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il va sans dire que l'instabilité des autorités provinciales peut, à la longue, déranger le peu qu'on aura fait, pour tenter d'étrangler les titillements ainsi que les autres ratés d'hier et d'aujourd'hui. Il y a lieu tout même d'y veiller. Ce n'est qu'un petit conseil.

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