5 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Kinshasa - Les tarifs du transport en commun fixés au gré de l'humeur du conducteur

Se déplacer dans la ville de Kinshasa est un parcours de combattant. Cela est dû non seulement à l'insuffisance de véhicules commis au transport en commun mais aussi et surtout à l'esprit mercantiliste des conducteurs de véhicules et au laxisme de ceux qui sont censés appliquer la loi dans le secteur.

Illustration : entre 6 et 10 heures, les conducteurs de bus qui desservent le trajet DGC-Marché central de Kinshasa pratiquent le demi-terrain (sectionner le parcours : Ndlr).

De l'arrêt DGC à l'arrêt 24 Novembre, ils réclament 500 francs congolais, fixés par l'arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango.

Entre 6 et 10 heures, on constate souvent une affluence des gens devant l'arrêt DGC. Tenant à vaquer à leurs occupations, ils se montrent pressés. Et face aux caprices des conducteurs de bus, si on peut qualifier ainsi leur comportement, ils n'ont pas de choix. Ils empruntent ces bus.

Arrivés à l'arrêt du 24 Novembre, les conducteurs de bus débarquent les passagers et embarquent d'autres. Destination : Marché central de Kinshasa. Ils leur font payer 200 Fc. D'où pour un trajet dont le tarif officiel est fixé à 500 Fc, le passager paie 700 Fc.

A partir de 10 heures, les passagers sont moins nombreux et peu pressés comme cela est le cas le matin à l'arrêt DGC, les conducteurs de bus appliquent le tarif officiel et desservent le trajet DGC-Marché central de Kinshasa et vice-versa.

Pas pour longtemps. Car à partir de 16 heures, ils reviennent au « demi-terrain » jusqu'à l'arrêt Kintambo-Magasin. En faisant payer aux passagers 500 Fc.

Cela jusqu'à 20 heures. D'autres conducteurs de bus, habités par l'esprit mercantiliste, inventent des trajets non reconnus officiellement tels Marché central-Gramalic ou Marché central-Camp Munganga, dans la commune de Ngaliema, dans le but de faire payer 1 000 Fc le trajet, pour quelques mètres qu'ils ajoutent au trajet officiellement reconnu.

Les passagers du trajet Bumbu-Marché central de Kinshasa et vice-versa font, eux aussi, les frais de l'esprit mercantiliste des conducteurs de bus.

Officiellement, la course sur ce trajet est fixée à 500 Fc et à 400 Fc si on emprunte le bus mi-parcours.

Depuis que les bruits ont circulé sur une possible augmentation du prix de litre d'essence, les passagers ont été contraints de payer une somme de 500 Fc, quel que soit le trajet. A certaines occasions, on assiste à une dispute orageuse entre les passagers et les convoyeurs de bus.

Curieusement, la situation se passe sous la barbe des agents de la division urbaine des Transports et Voies de communication.

A l'arrêt Hôtel de ville où ils sont visibles, on les voit se diriger vers des bus en stationnement, pour demander un pourboire aux conducteurs de bus. Une pratique peu recommandable pour les agents et fonctionnaires de l'Etat.

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