5 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Washington exige plus

Photo: White House Video
Donald Trump, Président des Etats-Unis

Encore une nouvelle pression sur Kinshasa. Le président de la République, Joseph Kabila Kabange, dont le deuxième et dernier mandat a expiré depuis le 19 décembre 2016 se voit sérieusement secoué.

En effet, aux États-Unis d'Amérique, un groupe de sénateurs demande au président américain, Donald Trump, de prendre un leadership fort pour mettre fin au chaos dans l'échiquier politique congolais.

Pour eux, Joseph Kabila n'a nullement l'intention de quitter le pouvoir. Dans leur correspondance, les sénateurs américains estiment nécessaire de combler ce qu'ils qualifient de « passivité de l'ONU » sur la question congolaise.

Est-ce nécessaire de rappeler à un président son obligation à quitter le pouvoir à l'issue d'un mandat constitutionnel ? Que faut-il faire pour que les dirigeants africains comprennent et cessent de s'éterniser au pouvoir ?

Ce qui importe le plus aux yeux des populations, c'est de vivre l'alternance au sommet de l'État. Or, pour le moment, le pouvoir n'est pas prêt à la lui offrir, comme si c'était un cadeau.

Avec ce nouvel épisode sur la politique congolaise, les spécialistes des relations internationales soutiennent qu'à ce niveau, le lobbying des adversaires du pouvoir est persuasif, au regard des batailles diplomatiques que ne cessent de gagner les politiques hostiles au régime.

Et si cela s'avère vrai, des questions meritent d'être posées. Que font les collaborateurs du chef ? L'aident-ils réellement à mener à bon port la lourde charge que le peuple lui a confiée ?

À lire leurs faits et gestes, l'on peut croire que pour eux, laisser le chef de l'État quitter le pouvoir dans des conditions actuelles, c'est se faire arracher d'importants morceaux de biftecks à la bouche. Comme qui dirait « sans toi, nous sommes nuls ».

N'empêche que les sénateurs américains et les autres personnes éprises de bon sens maintiennent la pression sur Kinshasa. Car, l'histoire politique du Congo renseigne qu'il n'y a jamais eu, depuis l'indépendance, de passation pacifique de pouvoir entre deux présidents de la République élus.

Dans tous les cas, au-delà de la pression américaine, le dernier mot revient au peuple, souverain primaire.

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