5 Octobre 2017

Congo-Brazzaville: Justice - Aimé Bininga exhorte les magistrats à élaborer les statistiques judiciaires

Au cours d'une communication le 5 octobre à Brazzaville, le ministre de la Justice et des droits humains, Ange Aimé Wilfried Bininga a invité les magistrats des parquets de Brazzaville à élaborer chaque année les statistiques pour mieux apprécier l'activité judiciaire.

Ces statistiques, a-t-il déclaré, vont aider le gouvernement à orienter son action publique dans le domaine de la justice. C'est une manière, selon lui, de pouvoir contribuer à la modernisation de la justice congolaise comme l'a inscrit le président de la République Denis Sassou N'Guesso dans son programme de gouvernement intitulé : « la Marche vers le développement ».

Les statistiques, a-t-il renchéri, vont permettre non seulement d'évaluer le travail des différents parquets, mais également de suivre le niveau de délinquance de la société congolaise. « Les juges, à travers les statistiques, peuvent identifier les délinquants récidivistes, les crimes les plus récurrents et les parties du pays où l'on trouve plus de bandits ou de criminels. Elles peuvent également aider la police et les ONG œuvrant dans les domaines de lutte contre les crimes et autres infractions », a-t-il expliqué.

Dans le même ordre d'idées, le ministre de la justice et des droits humains a annoncé l'organisation au début de chaque année d'une conférence des chefs des juridictions en vue de faire l'évaluation de ces statistiques.

« Si un magistrat par exemple qui dirige un parquet départemental a reçu deux cents dossiers à traiter au cours d'une année et il n'en a traité que vingt, le ratio nous montre qu'il est paresseux ; donc disqualifié à travailler dans les grandes villes congolaises où les dossiers sont plus nombreux », a précisé Aimé Wilfried Bininga avant d'exhorter les magistrats à bannir les antivaleurs et autres vices.

A propos des vices, le ministre de la justice a attiré l'attention de ses interlocuteurs sur le respect des délais de détention en leur rappelant que le Congo a souscrit aux nombreux instruments juridiques internationaux pertinents dont il a l'obligation d'en respecter les dispositions.

L'orateur a insisté sur l'indépendance de la justice et s'est engagé d'en respecter pour permettre à la machine judiciaire congolaise de mieux fonctionner. Il a rappelé en outre à son auditoire qu'il est reproché aux juridictions congolaises la lenteur dans le traitement des dossiers et la complexité des procédures. Si ces reproches sont avérés, a-t-il ajouté, les juges devraient rectifier le tir.

Le ministre de la justice a appelé le personnel sous tutelle à plus de travail et d'engagement. Il a noté qu'un fonctionnaire ne devrait pas abandonner le poste de service s'il n'est pas encore remplacé ni muté ; sauf en cas de décès. Aimé Wilfried Bininga a affirmé qu'il veillera à ce genre de situation qui constitue des vices qui gangrènent l'administration publique congolaise.

Le procureur général près la Cour suprême, Georges Akiera, qui a délivré le message de tous les parquetiers, a félicité le ministre pour avoir inauguré un espace de communication avec le personnel sous tutelle. Par ailleurs, il a exprimé toute la satisfaction du corps judiciaire suite à la nomination d'Ange Aimé Wilfried Bininga à la tête du ministère de la Justice.

Congo-Brazzaville

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