6 Octobre 2017

Cameroun: Une responsabilité collective

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest renouent progressivement avec leur quiétude habituelle à l'issue de la journée particulièrement éprouvante du 1er octobre dernier.

Le bilan qui en a été dressé par le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, est clair. Soit dix morts chez les assaillants, dont cinq décédés lors de la tentative d'évasion massive de la prison de Kumbo organisée par les détenus eux-mêmes, environ 600 hommes armés ayant été refoulés par les forces de sécurité, des bâtiments publics et des véhicules des autorités administratives vandalisés. En réalité, la leçon majeure qui émerge de ce bilan, c'est « qu'il n'y pas eu de proclamation de l'indépendance d'une quelconque république séparatiste le 1er octobre 2017».

La nation camerounaise est demeurée soudée. Il n'y aura pas de sécession parce que depuis le 1er octobre 1961, date de la Réunification, les Camerounais, des parties occidentale et orientale de notre cher et beau pays le Cameroun, ont opté pour un destin commun au sein d'une même nation. La marche de l'unité nationale s'est consolidée le 20 mai 1972, puis en 1984. Depuis lors, tous les Camerounais épris de paix et d'unité se reconnaissent comme citoyens de la République du Cameroun. Un peuple uni et indivisible. Le Cameroun a vocation à le demeurer parce que ses populations sont convaincues de la nécessité de consolider la paix et le vivre ensemble.

Il faut encore le souligner avec insistance. C'est surtout aux populations qu'il appartient de préserver et renforcer notre volonté commune de vivre ensemble ainsi que la paix dans leurs régions respectives puisqu'elles en sont les principales bénéficiaires. Mieux que quiconque, les populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest connaissent les souffrances endurées. Elles savent que depuis plus d'un an, leurs apprenants vont à l'école en surmontant divers obstacles. Elles savent que les activités économiques ont été perturbées à cause des désordres causés des prétendus sécessionnistes.

Désormais, il est question de consolider la paix pour sortir du cycle du doute et de la peur. Le président de la République observait à juste titre, le 22 septembre dernier, du haut de la tribune de la 72e Assemblée générale de l'Organisation des Nations unies : « Pour le Cameroun, comme pour la plupart de nos Etats, la paix est une condition sine qua non pour la survie de l'humanité et de tout développement durable (... ) Aujourd'hui, nous sommes tous, je dirais « mendiants de la paix ». Plus que jamais, la recherche de la paix s'impose comme une exigence individuelle et collective. De sorte qu'elle s'installe définitivement dans les cœurs et les esprits.

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