6 Octobre 2017

Ile Maurice: Ces ministres qui ont dû démissionner

Le gouvernement serait-il maudit ? Pas un jour ne passe, semble-t-il, sans qu'un nouveau scandale n'éclate. Des scandales impliquant aussi bien des ministres que des députés.

Ravi Yerrigadoo notamment a dû step down dans le cadre de l'affaire Bet365. Le ministre Sudhir Sesungkur est, lui, accusé d'avoir envoyé des messages indécents à une institutrice, Pamela Seedheeyan. Ravi Rutnah s'est attiré les foudres de la population après avoir traité une journalistes de «fémel lisien». Alors que le languegate impliquant le Parliamentary Private Secretary Kalyan Tarolah a profondément embarrassé le gouvernement.

Et cerise sur le gâteau : jeudi 4 octobre, le Directeur des poursuites publiques a annoncé que Showkutally Soodhun sera poursuivi pour outrage après les menaces de mort qu'il a proférées à l'encontre de Xavier-Luc Duval. Seront-ils contraints de step down ? Hormis Ravi Yerrigadoo, à qui le Premier ministre a demandé de démissionner, les autres semblent bien accrochés à leur poste. Mais jusqu'à quand ?

Des ministres ont dû démissionner de leur poste volontairement ou y ont été contraints. Soit pour leur implication dans des transactions douteuses, soit pour avoir agi d'une façon indigne dans l'exercice de leurs fonctions ministérielles. Certains ont par la suite été blanchis par la cour. Voici les cas répertoriés depuis 1980.

1980 : Giandev Daby et Lutchmeeparsad Badry, deux ministres du gouvernement de sir Seewoosagur Ramgoolam, sont contraints à démissionner après qu'ils ont été blâmés par une commission d'enquête pour corruption.

1994 : Mahen Utchanah, ministre de l'Énergie dans un gouvernement dirigé par sir Anerood Jugnauth, prend la porte de sortie. Il a été épinglé dans une affaire d'achat de turbines à gaz.

1999 : Vishnu Bundhun, ministre de la Sécurité sociale dans un gouvernement dirigé par Navin Ramgoolam, est obligé de soumettre sa démission. Il est accusé d'avoir sollicité des commissions auprès d'un fournisseur de molletons. Au même moment, Kishore Deerpalsing, ministre de la Santé, est accusé decorruption concernant des équipements médicaux pour des médi-cliniques. Navin Ramgoolam exige qu'il démissionne. Par la suite, tous deux ont été blanchis.

2001 : Mookhesswur Choonee, ministre du Logement et des terres dans un gouvernement dirigé par sir Anerood Jugnauth, est accusé d'avoir accepté un pot-de-vin pour faciliter l'octroi d'un terrain à bail à Palmar. Arrêté par l'Independent Commission against Corruption pour corruption (ICAC), il est contraint de démissionner.

2007 : Entre 2000 et 2005, Ashok Jugnauth, ministre de la Santé, avait été accusé de corruption. Mais ce n'est qu'en 2006 qu'il est formellement inculpé de ce délit. Soit après qu'il a été de nouveau élu sous la bannière du Mouvement socialiste militant-Mouvement militant mauricien qui perd les élections. Son siège de député ayant été contesté, il a été contraint de démissionner du Parlement.

2013 : L'Attorney General, Yatin Varma, est accusé d'entrave à la justice. Navin Ramgoolam, le Premier ministre d'alors, le force à démissionner.

2015 : Trouvé coupable par la Cour suprême dans l'affaire MedPoint, Pravind Jugnauth démissionne de son poste de ministre de la Technologie, de la communication et de l'innovation. Il retrouve un portefeuille ministériel un an plus tard, après avoir été blanchi par la cour d'appel.

2016 : Le ministre de l'Environnement, Raj Dayal, est contraint de démissionner suite à la déposition de l'homme d'affaires Patrick Soobhany à l'ICAC.

Septembre 2017 : L'Attorney General Ravi Yerrigadoo est appelé par le Premier ministre à démissionner. De graves allégations sont formulées contre lui dans un affidavit juré par Husein Abdool Rahim.

Ile Maurice

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