6 Octobre 2017

Burkina Faso: Assises nationales sur la coopération décentralisée

Le ministère de l'Administration territoriale et de la Décentralisation organise, du 5 au 7 octobre 2017, les assises nationales en vue de booster l'autonomisation des collectivités territoriales. L'ouverture des travaux de ce grand forum de la gouvernance locale a eu lieu, le jeudi 5 octobre 2017, à Ouagadougou.

Les acteurs nationaux et internationaux veulent mutualiser davantage leurs efforts pour rendre plus efficace le processus de coopération décentralisée en Afrique et dans le monde.

C'est à travers cette vision partenariale qu'il faut comprendre l'organisation des assises nationales de la coopération décentralisée qui se tiennent actuellement dans la capitale Burkinabè sous le thème: "Coopération décentralisée et autonomisation des collectivités territoriales".

Compte tenu de l'importance des enjeux liés à la bonne gouvernance en milieu décentralisé, le forum qui s'est ouvert, le jeudi 5 octobre 2017, a connu la participation de plusieurs acteurs venus des quatre coins du monde.

A cette occasion, le ministre de la Sécurité, Simon Compaoré représentant le chef du gouvernement a indiqué que l'opérationnalisation des collectivités territoriales est l'une des alternatives pour réussir la transformation structurelle de l'économie burkinabè, assurer une croissance "forte, durable, résiliente" et atteindre les objectifs du Plan national de développement économique et social (PNDES).

Pour lui à terme, les assises devront aboutir à des recommandations visant à assurer une bonne gouvernance des ressources issues de la coopération décentralisée en vue de la promotion d'un développement local durable. Il s'agit, en outre, d'aboutir également à la mutualisation des moyens pour la mise en œuvre des projets communs à plusieurs collectivités territoriales.

Mieux, le rendez-vous de Ouagadougou devra fournir des orientations pour assurer le suivi des actions de coopération décentralisée afin de permettre aux acteurs de mesurer le niveau des ressources mobilisées et leurs impacts sur les conditions de vie des populations.

A collectivités fortes, Etat fort

A l'entame, le maire de la commune de Ouagadougou, par ailleurs président des municipalités du Burkina Faso, Armand Pierrre Béouindé a salué la tenue d'une rencontre qui vise à renforcer et à rendre plus opérationnelle la contribution des collectivités dans la gestion des affaires de l'Etat.

La politique de transfert des compétences, au niveaux déconcentré et décentralisé réussie est gage de bonne gouvernance, de stabilité et de paix sociale. Paraphrasant un élu français, le bourgmestre de Ouagadougou a précisé que pour être plus fort, un Etat a besoin de renforcer les collectivités territoriales, de rendre autonome ses outils locaux de développement et de coopération.

Dans la même veine, le président de l'association des régions du Burkina Faso, le président du conseil régional du Centre, Eric Tiemtoré a livré sa vision de la politique locale qui consiste à rendre plus efficace les élus locaux et à promouvoir les plans communaux et régionaux de développement au profit des populations à la base.

Appréciant positivement le thème, le secrétaire général des Cités et gouvernants locaux unis d'Afrique, Jean Pierre Elong M'Bassi a fait savoir que l'autonomisation des collectivités territoriales va permettre de réinventer la coopération internationale pour tendre vers ce qu'il a appelé "tous pour tous, pour le bonheur de tous".

Ainsi, il a indiqué qu'un Etat ne saurait être prospère que si ses citoyens prennent une part active à sa construction.

Pour lui, un Etat fort est un Etat fortement décentralisé. De son côté, l'ambassadeur de France au Burkina Faso, Xavier Lapeyre de Cabanes a relevé que plus de 180 relations de coopération existent entre son pays et le Burkina.

Des partenariats vieux de plus de 50 ans qu'il souhaite voir se bonifier davantage via d'autres jumelages. De son point de vue, les rapports entre les Etats sont naturellement établis en fonction de la politique sur le plan militaire, idéologique et économique.

Mais lorsque des entités plus petites se forgent un jumelage dit-il, cela résulte d'une amitié, d'un volontarisme ou d'une solidarité sincère. Et c'est ce que son pays veut promouvoir affirme le diplomate français.

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