7 Octobre 2017

Congo-Brazzaville: Clément Ossinondé publie « Les virtuoses congolais de la guitare électrique »

Habitué à établir la chronologie de la vie musicale des deux Congo, Clément Ossinondé dresse, à travers les 70 pages de son livre édité aux éditions Edilivre, un palmarès de guitaristes à la technicité ahurissante

Pour établir son classement, le chroniqueur congolais a situé l'entrée de la guitare électrique à Léopoldville, l'actuelle Kinshasa, en 1953 par le musicien belge Bill Alexandre, soliste de grand talent et chef des éditions musicales Cefa(Compagnie d'enregistrement du folklore africain).

Une introduction qui a détrôné la guitare acoustique, instrument favori des précurseurs de la musique congolaise moderne, explique l'auteur.

Ainsi, au virtuose guitariste « hawaïen » Zacharie Élenga « Jhimmy », établi depuis 3 ans, succèderont quatre virtuoses de la guitare électrique : François Luambo Makiadi, dit Franco, Nicolas Kassanda, dit Nico, Emmanuel Tshilumba Wa Baloji, alias Tino Baroza, Antoine Nedule Montswet, dit Papa Noël. Ils viendront détrôner le « fox-trot » dans la danse congolaise qui ne connaissait alors que la rumba, la biguine et la polka piké avant l'entrée de l'accompagnement de la guitare électrique.

De ces quatre guitaristes hors-pair, l'auteur désigne Franco comme leader incontesté du classement.

De lui, Clément Ossinondé écrit qu'il était un soliste confirmé, compositeur génial qui innovait continuellement et dont les jeunes se sont inspirés longtemps après sa mort survenue le 12 octobre 1989 à Namur en Belgique.

Avec son groupe Ok Jazz, il avait réussi à enrôler une cinquantaine de musiciens au début des années 80. Il connut un succès phénoménal, en premier lieu à Kinshasa, Brazzaville, puis en Europe et jusqu'aux États-Unis d'Amérique.

L'héritage de Franco, bien qu'estompé juste après sa mort, suscite encore l'utilisation de la guitare électrique de genres musicaux du moment en Afrique subsaharienne.

La rythmique reste soutenue par la dextérité des guitaristes des orchestres dans la continuité des guitaristes électriques institués de quatre écoles selon l'auteur.

Il s'agit de : « L'École African Jazz », « L'École OK Jazz », « L'École Bantous de la capitale » et « L'École du Clan Zaïko », avec des sous-classifications en rapport avec la création de groupes tels que « Le Clan Wenge », « le Clan Nouvelle Écriture », « le Clan Quartier Latin » ou « le Clan Extra-Musica ». Avis à tous les mélomanes de la musique du Bassin du Congo : à lire absolument !

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