8 Octobre 2017

Cameroun: Orbis Flying Eye Hospital - Maintenir le cap

La venue à Yaoundé, pour la deuxième fois, de l'ONG «Orbis Flying Eye Hospital » souligne la volonté du gouvernement de renforcer et améliorer la prise en charge des principales pathologies dont souffrent les Camerounais.

Après le VIH/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites virales, les maladies oculaires se trouvent aujourd'hui au centre des préoccupations des pouvoirs publics. Même si cette opération destinée à « capaciter » les spécialistes des maladies des yeux, n'est pas ouverte au grand public, elle aura un grand impact sur la santé oculaire. Elle vient s'ajouter à la panoplie des stratégies envisagées par le gouvernement pour mieux diagnostiquer et traiter les pathologies liées à la vue.

Le Cameroun doit déjà une fière chandelle à cette Ong américaine dont la première mission humanitaire avait permis de former 72 personnels en santé oculaire et traité 123 patients et permis le renforcement du plateau technique du pavillon d'ophtalmologie de l'Hôpital central de Yaoundé. Avec l'arrivée de ce programme et l'inauguration en mars dernier du centre d'excellence et de référence sous-régional de African Eye Fondation situé à Oback dans le département de la Lékié, le Cameroun réalise un bon en avant dans la prise en charge des maladies de la vue.

Si le gouvernement multiplie pareilles initiatives, c'est que les maladies de la vue sont considérées comme un problème de santé publique au Cameroun. Avec 150.000 personnes ayant perdu complétement leur vue et 600 000 souffrant d'une baisse sévère de la vue, le pays est déterminé à réduire son retard dans le domaine des soins oculaires. Au regard du coup élevé de la prise en charge de cette pathologie, de l'insuffisance des plateformes techniques des structures hospitalières et de l'insuffisance des ressources humaines dans ce secteur, il y a lieu de saluer cette autre initiative du gouvernement.

Mais cette quête pour le renforcement de l'offre et de la qualité des soins oculaires doit être permanente. La recherche des solutions endogènes doit être vivement encouragée. Il y a lieu par exemple de multiplier la création des filières « ophtalmologie » dans les facultés de médecine et de susciter l'engouement des étudiants pour cette spécialité. Les pouvoirs publics sont aussi appelés à déployer et à encourager l'installation des ophtalmologues dans les autres villes autres que Yaoundé et Douala.

Pour le moment, l'essentiel des 56 ophtalmologues que compte le pays réside dans ces deux grandes métropoles. Et Dieu seul sait que beaucoup de patients souffrant de cette pathologie résident dans l'arrière-pays. Ainsi, en plus du renforcement des capacités des personnels et des plateaux techniques des hôpitaux, une meilleure répartition des spécialistes de la santé oculaire disponibles est également souhaitée.

Cameroun

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