8 Octobre 2017

Cameroun: Santé des yeux - Aux petits soins

L'Ong humanitaire Orbis entame ce jour à Yaoundé une campagne gratuite contre les maladies oculaires. 235 patients ciblés.

Une source d'espoir pour les personnes souffrant de divers problèmes oculaires. L'avion de l'Ong Orbis International, « Flying Eye Hospital » a atterri hier à l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Son arrivée annoncée par le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, a sans aucun doute suscité l'enthousiasme chez bon nombre de malades. Sur invitation du chef de l'Etat, cette mission humanitaire, dans le cadre d'une campagne de soins gratuits contre les maladies oculaires interviendra dans la prise en charge de 235 patients déjà sélectionnés.

Elle sera également impliquée dans la formation de 78 personnels de santé. Face à la presse mercredi dernier à Yaoundé, André Mama Fouda a fait savoir que cet avion-hôpital où est logée toute une unité de soins ophtalmologiques dernier cri séjournera en terre camerounaise pour une durée d'un mois. L'équipe médicale composée d'experts en ophtalmologie réputés se déploiera sur trois sites. A savoir : sur le tarmac de l'aéroport international de Yaoundé-Nsimalen dans le « Flying Eye Hospital », à l'Hôpital central de Yaoundé où est dressé un grand pavillon de traitement des malades des yeux.

L'hôpital de référence Magrabi ICO Cameroon Eye Institute d'Oback vers Okola dans le Centre, institut spécialisé dans la prise en charge des maladies oculaires est aussi un lieu de déploiement des spécialistes d'Orbis. Les malades sélectionnés dans le cadre de cette mission seront opérés par des personnels de santé camerounais sous l'œil expert des spécialistes de haut niveau de la mission Orbis. Le but étant de renforcer les capacités des personnels de santé dans la prise en charge des principales pathologies des yeux, en particulier la cataracte. Cette troisième mission survient deux mois après l'arrivée du navire hôpital Mercy Ships sur les côtes camerounaises à Douala.

Des personnes atteintes de maladies rares y sont également prises en charge gratuitement depuis le 17 août dernier. La mission « Flying Eye Hospital » est à son troisième séjour en terre camerounaise, après Douala en 1991 et Yaoundé en 2013. La deuxième mission avait permis de former 72 personnels de santé en plus de la prise en charge de 123 patients. Bien plus, l'Ong avait également assuré le renforcement du plateau technique du pavillon d'ophtalmologie de l'Hôpital central de Yaoundé. Pour mémoire, depuis 1982, Orbis œuvre pour prévenir et traiter la cécité évitable en Afrique, en Asie et en Amérique latine.

Elle mène 40 programmes à long terme dans le monde entier, notamment au Cameroun, en Afrique du Sud, en Chine et en Indonésie. Quatre à cinq fois par an, l'Ong aide des populations et forme le personnel médical. Cette mission humanitaire dont le rôle essentiel est de lutter contre la cécité évitable a déjà réalisé près de 75 000 opérations à bord de son avion médicalisé. Au total, 325 000 professionnels de la médecine travaillent pour Orbis.

La parole aux acteurs

Fidele Belinga: «L'avion médicalisé arrive à point nommé»

Patient.

« Il y a deux ans, un produit toxique s'est introduit dans mon œil alors que je le pulvérisais dans mon champ de cacao. Depuis, je vais d'hôpitaux en hôpitaux sans trouver de solution. Je dépense énormément pour ce problème. Je suis déjà à trois millions de F de dépenses. Les spécialistes qui arrivent dans cet avion viennent renforcer les capacités des spécialistes locaux. Ça tombe bien. Maintenant, il nous faut du matériel pour opérer certains cas compliqués ».

Eclardort Nenakam: « Les soins sont souvent coûteux »

Parent d'enfants malades.

« Je suis dans ce service d'ophtalmologie avec mes deux enfants âgés de 7 et 10 ans. Ils souffrent d'hyper-métropie depuis un an. Nous avons déjà parcouru plusieurs centres hospitaliers et des connaissances m'ont conseillé de me rendre à l'Hôpital central car selon eux, les soins sont plus efficaces et plus expérimentés. Les soins sont souvent très coûteux et me prennent quasiment tout mon modeste salaire. L'initiative de faire venir l'avion médicalisé est bonne. Mais, ce sera parfait si les coûts de consultation peuvent aussi baisser ».

Didier Ndjankou: «Je souffre d'une cataracte »

Patient

« Je suis atteint d'une cataracte depuis près de 10 ans. Et jusqu'ici, je n'ai jamais eu de traitement efficace, ou même subi d'opération chirurgicale pour soulager mon mal. La maladie me ronge au jour le jour. En dehors de la maladie, je dois gérer les déplacements pour venir me faire consulter à Yaoundé car, je réside à Bertoua. Je débourse 9500 F juste pour les consultations et plus encore pour avoir des médicaments. Ce n'est vraiment pas facile pour moi ».

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