9 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: La VSV dénonce l'enlèvement du président communal du MLP

Cette organisation non gouvernementale de défense des droits de l'Homme demande une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances réelles cette arrestation.

Dans une déclaration faite le vendredi 6 octobre, la Voix des Sans Voix pour les droits de l'Homme (VSV) exprime ses préoccupations quant à la sécurité et la vie de M. Ituka Kuzembe Joël, président communal du parti politique « Mouvement des Lumumbistes Progressistes (MLP)»/commune de Matete et coordonnateur du mouvement « Les Amis de Franck Diongo », enlevé le vendredi 29 septembre 2017 vers 22h00' en compagnie de ses amis, en l'occurrence Jonas Djetu, Dovera Mahamba et Hans non autrement identifié, par plusieurs hommes armés en tenue civile venus à bord de six véhicules de marque IST et Toyota Land Cruiser.

Elle note : « En effet, les victimes qui étaient en train d'échanger autour d'un verre ont été enlevées au quartier Kwenge I dans la commune de Matete, à Kinshasa, et ce, après qu'elles ont été rejointes par M. Célé Lourd (connaissance de M. Ituka Kuzembe Joël) se réclamant membre de la Ligue des jeunes de la Tshangu du parti politique de l'opposition « Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) en compagnie d'une dame non autrement identifiée ».

La VSV fait remarquer qu'avant l'irruption des ravisseurs, M. Célé Lourd et sa compagne effectuaient constamment des échanges téléphoniques avec des inconnus et faisaient des va-et-vient sous prétexte de chercher de la boisson et de la nourriture pour le groupe. Célé Lourd tenait en main un sachet noir de marque « viva » contenant un bidon de 5 litres d'essence et sa compagne tenait également un sachet avec des vidanges.

Après le dernier mouvement effectué par M. Célé Lourd et sa compagne, M. Ituka Kuzembe Joël et ses trois amis ont été surpris de l'arrivée des hommes armés qui se réclameraient de la sécurité présidentielle et qui disaient enquêter sur les activités de M. Ituka Kuzembe Joël depuis plus d'un mois. Ces hommes armés reprocheraient à la victime «d'offenser souvent le chef de l'Etat» lors des séances de mobilisation de la population pour le compte de son parti politique MLP.

Des crosses d'armes assenées aux victimes

Des coups de poings et des pieds, des crosses d'armes à feu ont été administrés aux victimes avant leur embarquement dans l'un des véhicules. Les victimes ont été obligées de s'allonger dans le véhicule, tandis que M. Célé Lourd et sa compagne ont été embarqués dans un autre véhicule où ils étaient paisiblement installés.

Le cortège qui transportait les victimes et leurs ravisseurs a fait des tours dans la ville avant de s'arrêter vers 2h00 à la Place Gare centrale de Kinshasa/Gombe où les ravisseurs se sont brièvement concertés avant de voir chacun des véhicules prendre sa propre direction.

MM. Ituka Kuzembe Joël, Jonas Djetu, Dovera Mahamba et Hans non autrement identifié ont été conduits d'abord dans une maison où ils ont subi des sévices corporels.

En quittant ladite maison, le véhicule à bord duquel se trouvaient M. Ituka Kuzembe Joël et ses trois compagnons d'infortune a pris la direction du boulevard du 30 Juin à Kinshasa/Gombe. Arrivé au croisement des avenues Libération (ex 24 novembre) et boulevard du 30 Juin, M. Hans a été projeté en dehors du véhicule et les ravisseurs ont continué leur route.

Selon les informations parvenues à la VSV, tout porte à croire que le calvaire de M. Ituka Kuzembe Joël est consécutif à son activisme politique au sein du MLP, lequel a poussé un certain Bernard Mayele Mbeka, son voisin du quartier et un ancien conseiller au Ministère de la Défense nationale et actuellement cadre de l'Interfédéral du parti politique au pouvoir PPRD pour la ville de Kinshasa, de mettre M. Ituka Kuzembe Joël en contact avec M. Célé Lourd.

Eu égard à ce qui précède, la VSV demande aux autorités de la RDC de localiser et garantir la sécurité et l'intégrité physique de M. Ituka Kuzembe Joël et ses compagnons d'infortune; de libérer sans condition toutes les victimes sinon les déférer devant une juridiction compétente garantissant leur droit à la défense en cas des griefs sérieux à charge; d'ouvrir une enquête indépendante pour faire la lumière sur les circonstances réelles d'enlèvement des victimes en vue d'établir les responsabilités et sanctionner sévèrement les coupables conformément à la loi ; d'indemniser toutes les victimes pour les préjudices subis.

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