9 Octobre 2017

Centrafrique: Retour attendu de la population à Bocaranga après le départ du groupe 3R

En République centrafricaine, Bocaranga attend le retour de sa population. La ville du nord-ouest a été débarrassée par la mission onusienne Minusca, samedi, du groupe armé 3R qui l'occupait depuis plus de deux semaines. Une opération militaire qui s'est poursuivie ce week-end sur la localité de Bong, près de Ngaoundaï, à la frontière camerounaise.

Pour Anicet-Georges Dologuélé, la Minusca a donné un message d'espoir aux habitants des villes occupées par des groupes armés. L'heure est maintenant à l'aide aux milliers de déplacés pour qu'ils rentrent chez eux.

La balle est dans le camp du gouvernement, estime le député de Bocaranga 1, chef de file de l'opposition : « Il faut que les forces armées centrafricaines prennent le relais. Je ne pense déjà pas que les forces onusiennes puissent se retirer immédiatement le temps qu'ils sécurisent les choses.

Je pense qu'il est urgent que les FACA (les forces armées, NDLR) puissent prendre le relais et que la population se sente sécurisée.

Il est important que le gouvernement fasse sa part et suive la Minusca, envoie les FACA, organise le rapatriement des populations et se mette ensemble avec les humanitaires pour faire face aux problèmes immenses que causerait le retour de plusieurs milliers d'habitants dans la ville de Bocaranga. »

Et Anicet-Georges Dologuélé se dit inquiet des conditions de vie de certaines populations : « On a signalé à Bozoum des centaines et des centaines d'enfants qui, quelquefois, n'ont pas leurs parents avec eux, qui n'ont qu'un vêtement sur eux, qui ont des taux de malnutrition, des femmes qui sont épuisées.

Pour tout ce monde, il faut organiser le rapatriement sur Bocaranga dans les meilleures conditions possible et les prendre en charge, tant du côté de l'alimentation que de la santé. »

Autre réaction, celle de Martin Ziguélé. Pour le président du MLPC et député de Bocaranga 3, il faut aussi déployer les FACA, les militaires centrafricains fraichement formés pour aider la Minusca dans la sécurisation de la zone : « Il faut que les FACA soient impliquées.

Il y a deux bataillons qui ont été formés, mais il faut qu'ils soient aidés, encadrés, dotés en matériel et qu'ils puissent assurer la protection, l'accompagnement de la Minusca.

Il faut contrôler au moins les périmètres urbains, les proches banlieues de la ville de Bocaranga et d'autres villes demain, pour permettre à la Minusca de se déployer plus efficacement sur le terrain et de faire face aux menaces qui pèsent sur ces régions ».

Martin Ziguélé alerte aussi sur les risques d'un effet d'éviction : « C'est-à-dire que si on chasse des groupes armés qui ne respectent pas les engagements, il ne faut pas qu'ils se retrouvent à Markouda ou bien si on les chasse de Markouda, qu'ils se retrouvent à Kaga-Bandoro.

Ce serait un déplacement du problème. Donc, je pense qu'il faut une réponse crédible à cette menace-là. Première action : Minusca.

Deuxième action : Minusca et FACA sécurisent la ville, dans le sens des forces qui aident la Minusca à remplir efficacement sa mission, puisque c'est elle qui a le mandat de protéger le pays. »

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