10 Octobre 2017

Cameroun: Le coup de gueule de Samuel Eto'o

Le sociétaire d'Antalyaspor en Turquie s'est prononcé sur la Fécafoot, lors de son dernier séjour à Douala.

Alors qu'on s'y attend le moins, vu l'insistance des organisateurs de limiter les questions dans le champ de l'intervention de Samuel Eto'o aux côtés de l'Unicef, le Pichichi finit par surprendre l'assistance. En fait, le meilleur buteur de l'histoire de la Coupe d'Afrique des nations (Can) de football [8 buts] prend quatre minutes pour déplorer l'incapacité des dirigeants de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) à avoir une grande vision.

Des propos tenus lors d'une conférence de presse donnée le 06 octobre 2017 dans un hôtel de la place à Douala, même si le principal orateur ironise, en précisant que « c'était une parenthèse importante ».

Une sortie qui n'étonne peut-être pas ceux qui côtoient l'ex-Lion indomptable, « chassé » de la tanière, entre autres, pour sa liberté de ton. Auparavant, l'interlocuteur journaliste veut savoir pourquoi ce que Eto'o entreprend ne réussit pas toujours, à l'instar de l'encadrement de jeunes footballeurs. « Vous n'êtes pas bien renseigné. On a fait une détection : il y a 1600 jeunes, on revient dans quelques mois pour rester avec 300 d'entre eux. Ce n'est pas facile de pouvoir s'organiser ».

Et le Pichichi enchaîne avec des phrases qui ne manquent pas de retenir l'attention : « Il y avait aussi beaucoup de problèmes dans notre association sportive [Fécafoot] qui ne sont pas encore évacués. J'ai essayé de pousser les choses dans le bon sens, ce qui était normal pour tout le monde. Je ne trouvais pas correct de continuer à faire quelque chose alors que j'avais des difficultés de l'autre côté, à rendre une maison qui devait être bien habitée qui ne l'était pas ». Ce n'est pas tout : « J'espère que tous ensemble, nous allons faire en sorte que cette maison-là soit une belle maison pour tous les Camerounais et qu'elle profite à tous les Camerounais.

C'est ma position. Cette association peut devenir le premier employeur au Cameroun, c'est la vérité. La Fécafoot peut l'être. Il faut des gens visionnaires à la tête de cette fédération. L'Allemagne ne fait pas la magie, la France non plus. Ce sont des fédérations qui génèrent de l'argent et où des gens travaillent. Nous pouvons bien la pousser à le devenir, on a des talents, des jeunes qui sont là, ils ont gagné la Can et ne se sont pas qualifiés pour la Coupe du monde ».

La critique prend des proportions : « Dans cinq ans, nous avons une prochaine Coupe du monde, mais elle se prépare maintenant. Dans deux ans, nous avons une Can, j'espère ici au Cameroun. Il faut la préparer dès maintenant. Ce n'est pas en un mois que nous devons les réunir [joueurs] et leur demander l'impossible. Il n'y a pas de magie dans le football ».

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