10 Octobre 2017

Cameroun: Opération Epervier - Hervé Bourges soutient Amadou Vamoulké

Le Français, qu'on ne présente plus au Cameroun pour avoir été le fondateur premier directeur de l'Ecole supérieure internationale de journalisme de Yaoundé (Esijy) devenue Esstic a rendu un vibrant hommage, jeudi 5 octobre 2017, à l'ancien directeur général de la Crtv, ancien pensionnaire de l'Esijy.

Hervé Bourges dans un langage simple, dépouillé de circonlocutions, de tournures alambiquées, qu'on lui connaît et d'une sincérité à faire pâlir des envieux, n'a pas attendu qu'Amadou Vamoulké, un de ses anciens étudiants de l'Ecole supérieure internationale de journalisme de Yaoundé (Esijy) devenue par la force des évènements, Ecole supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (Esstic), tire sa révérence, pour lui rendre un vibrant hommage, ante mortem, comme diraient les latins. Dans une publication faite à Paris hier jeudi 5 octobre 2017, le fondateur et directeur de l'Esijy retrouve l'une de ses passions. L'écriture.

En guise de témoignage à celui qui est aujourd'hui en détention à la prison centrale de Kondengui, par ailleurs ex-manager général de la Cameroon radio and television (Crtv), l'ancien ambassadeur de France auprès de l'Unesco est sans ambages.

«J'ai été en 1970 le fondateur et jusqu'en 1975 le directeur de l'Esijy devenue Esstic. A ce titre, M. Amadou Vamoulké a fait partie de mes élèves. Il a été major de la deuxième promotion. Je n'ai eu qu'à me louer de son comportement ainsi que de ses qualités universitaires et professionnelles.

Il ne fait aucun doute pour ceux qui l'ont côtoyé que M. Vamoulké est d'une intégrité professionnelle unanimement reconnue. Son dévouement à sa mission de directeur général a fait de M. Vamoulké un exemple pour beaucoup de ses collègues étrangers.

J'ai toujours constaté son profond attachement à son pays, à l'Afrique, à la coopération internationale. M. Amadou Vamoulké conserve toute mon estime personnelle et mon amitié».

Pour mémoire, cela fait plus d'un an que l'ex-Dg de la Crtv est écroué en prison. En dehors de l'affaire de détournement en coaction de la somme de 3,9 milliards FCFA au tribunal criminel spécial dans laquelle le journaliste émérite est poursuivi, Amadou Vamoulké doit répondre des accusations et de soupçons de détournement de fonds publics.

L'ancien rédacteur-en-chef de Cameroon-Tribune et non moins ancien Dg de l'imprimerie nationale, a également déferré «à une convocation du corps spécialisé des officiers de la Police judiciaire du Tcs, où une nouvelle affaire a été ouverte contre lui».

Cette affaire relèverait de la suite logique «du rapport d'audit financier, commandé par l'actuel directeur général de la Crtv. Charles Ndongo, qui a remplacé Amadou Vamoulké à la tête de cette institution parapublique».

L'audit selon des sources avait été confié au cabinet comptable BBI Advisory and Audit. Amadou Vamoulké devra s'expliquer sur «l'achat sans appels d'offres, des droits de retransmission de certaines grandes compétitions de football».

Autant dire que le rouleau compresseur destiné à tout broyé sur son passage est actionné. La sortie d'Hervé Bourges pourra-t-elle suffire à stopper la broyeuse ? L'avenir le dira...

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