9 Octobre 2017

Afrique Centrale: Prévention des catastrophes - Des experts de la CEEAC planchent sur un nouveau mode opératoire

La septième consultation régionale annuelle sur la réponse aux catastrophes et crises humanitaires en Afrique centrale s'est ouverte lundi à Brazzaville.

Plusieurs experts venus des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) tentent de définir de nouvelles stratégies communes, notamment le partage d'information, la mise en œuvre des mesures d'atténuation...

Les pays de l'espace CEEAC sont exposés chaque année à des catastrophes naturelles telles que les inondations dues au changement climatique et à l'urbanisation souvent mal maîtrisée. S'ajoute la recrudescence des crises socio-politiques entrainant le déplacement massif des populations, la famine et des crises sanitaires.

Ouverte par la ministre congolaise des Affaires sociales, de l'action humanitaire et de la solidarité, Antoinette Dinga Ndzondo, en présence de sa collègue de l'Economie forestière et du développement durable, Rosalie Matondo, cette rencontre vise à évaluer les contraintes et à proposer des réponses sur la base « du Plan d'actions de Yaoundé » adopté lors de la 6e consultation.

La sous-région compte, à elle seule, près d'une dizaine de déplacés et autant de personnes qui ont besoin d'assistance alimentaire et sanitaire en raison des épidémies de choléra, méningite, rougeole et d'Ebola.

« Nous sommes à notre 7e rencontre annuelle et le bilan de la mise en œuvre de ce plan paraît insatisfaisant ou mieux approximatif dans la plupart des pays », a reconnu Dominique Kuitsouc, coordonnateur régional des programmes de gestion des risques de catastrophes et d'adaptation au changement climatique auprès de la CEEAC.

Au cours des travaux, les experts analyseront « le modus operandi », autrement dit un nouveau mode opératoire de réponse aux catastrophes qui pourraient subvenir car, souligne Dominique Kuitsouc, les recommandations des experts seront ensuite soumises aux instances dirigeantes.

Pour donner l'exemple, le gouvernement congolais présente son mécanisme de gestion humanitaire qui définit le cadre institutionnel et opérationnel. Selon Antoinette Dinga Ndzondo, il est composé d'une équipe de préparation et de réponse aux catastrophes ; d'une mission intégrée civile-militaire et d'une prise en compte des personnes déplacées internes et des apatrides.

« L'opérationnalisation prévue en 2018 de la stratégie nationale pour la prévention et la réduction des risques de catastrophes et de son plan d'actions, du protocole d'accord et du mécanisme humanitaire créera, sans nul doute, la synergie dont le Congo a tant besoin en matière de préparation et de réponse aux situations d'urgence », a-t- elle déclaré.

L'agence du système des Nations unies compte parmi les nombreux partenaires au développement qui appuient le Congo dans cette lutte. En témoigne le cri d'alarme sur la situation humanitaire en Afrique centrale lancé lundi par le représentant résident du Pnud au Congo, Anthony Ohemeng- Bohama.

Des représentants de l'Afrique de l'ouest (Cédéao) et de l'est (Sadc) ont fait le déplacement de Brazzaville pour partager leurs expériences avec leurs homologues de la CEEAC.

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