10 Octobre 2017

Burkina Faso: Vulgarisation du biodigesteur sur le continent

Le ministère des Ressources animales et halieutiques en partenariat avec Africa Biogaz Partnership organise sous le haut patronage du chef de l'Etat, Roch Marc Christian Kaboré, une conférence internationale sur la technologie du biogaz, du 10 au 12 octobre 2017 à Ouagadougou. Les travaux ont débuté hier par une réunion d'experts du domaine.

Parmi les cinq pays africains qui expérimentent la technologie asiatique du biodigesteur (un dispositif technique qui permet de transformer des déjections animales en biogaz pour la cuisine et l'éclairage), le Burkina Faso est le « meilleur » élève avec 9 682 ménages équipés à la date du 31 août 2017.

Au regard de l'amélioration «conséquente» des conditions de vie de ces derniers, le pays des Hommes intègres souhaite mettre à l'échelle son expérience.

A cet effet, il se tient à Ouagadougou du 10 au 12 octobre prochain, une conférence internationale sur la technique du biodigesteur sous le thème : «L'Afrique à l'ère du changement climatique».

Il s'agit selon le ministre des Ressources animales et halieutiques, Sommanogo Koutou, de parvenir à la base de l'expérience du Burkina Faso à un consensus sur lequel les Etats et les organisations interafricaines et internationales s'engagent à soutenir la mise en œuvre de programmes nationaux de dissémination de la technologie du biodigesteur et d'un programme régional.

Pour parvenir à ces résultats, des experts venus des pays d'Afrique de l'Ouest, du Tchad et du Cameroun cogitent depuis hier sur la manière d'optimiser les avantages de la technologie, les principaux axes de futurs programmes nationaux, leur coordination et la mobilisation des ressources ainsi que sur la feuille de route pour l'élaboration et la mise en œuvre effectives desdits programmes.

Les fruits de ces réflexions seront analysés au cours d'une session ministérielle prévue dans la matinée du jeudi prochain. Aux dires du ministre Koutou, tous les travaux aboutiront à une déclaration dite de Ouagadougou, matérialisant l'engagement des participants à disséminer la technologie du biodigesteur dans toute l'Afrique.

D'ores et déjà, il a soutenu que son pays est disposé à apporter son soutien à tout pays qui le désire. Faisant le bilan du Programme national de biodigesteur du Burkina Faso (PNB-Burkina Faso) mis en œuvre depuis 2010 avec le soutien technique et financier des Pays-Bas, il a soutenu que d'importants progrès ont été réalisés dont le développement d'un modèle de biodigesteur dénommé Faso Bio-15. «Cela a permis de réduire le coût de la technologie de 520 000 à 320 000 F CFA dont les 50% sont déboursés par le bénéficiaire», a-t-il attesté.

Le biodigesteur, moyen de résilience au changement climatique

A l'entendre, les efforts seront poursuivis car a-t-il insisté, le biodigesteur est dans un contexte de changement climatique, un «excellent» outil de résilience des populations confrontées au déficit énergétique, à la pauvreté et à l'insécurité alimentaire vue que le compost qui en découle permet d'améliorer la productivité agricole. «Au regard de tous ces avantages, le Président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a prévu dans son programme quinquennal, la réalisation de 40 000 biodigesteurs.

Ce, afin d'améliorer considérablement les conditions de vie dans les villages», a-t-il soutenu. Approuvant cette initiative, l'ambassadeur des Pays-Bas au Burkina Faso, Jolke Oppewal, a rassuré que son pays qui est signataire de l'Accord de Paris sur le climat continuera d'apporter son soutien au Burkina Faso pour la vulgarisation du biodigesteur qui produit une énergie «propre».

Même trompette d'embouche du côté de l'Union économique et monétaire ouest- africaine (UEMOA). En effet, le commissaire, Michel Filiga Sawadogo, représentant le président de la commission de l'Union, Abdallah Boureima, par ailleurs parrain de l'évènement, a estimé que le défi commun aux pays africains est de transformer leurs systèmes de production pour les adapter aux défis de développement durable.

«C'est pourquoi, mon institution salue à sa juste valeur le développement de la technologie du biodigesteur. Au-delà de ses bons résultats, cette technologie est une belle opportunité à exploiter par nos Etats pour adapter leur agriculture au changement climatique, réduire les gaz à effet de serre et renforcer les capacités des populations à accéder aux financements climatiques», a-t-il expliqué.

Après avoir souligné que cette technologie s'inscrit en droite ligne avec les politiques agricoles, environnementales et énergétiques de l'UEMOA, il a encouragé tous les acteurs et exhorté les partenaires au développement à accompagner la dynamique de mise à l'échelle de cette initiative importante aussi bien au Burkina Faso que dans la sous-région.

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