11 Octobre 2017

Madagascar: SeFaFi - « Défaillances du système de communication publique »

Les citoyens ont le droit d'être informés sur tout ce qui se passe dans le pays, sur tous les aspects de la vie politique, économique et sociale. Pour qu'ils puissent se faire une opinion.

A l'instar des associations et formations politiques, le SeFaFi a également son mot à dire concernant notamment l'épidémie de peste. Il estime ainsi qu'il est trop facile de pointer du doigt les journalistes et les facebookers, puis de les accuser d'être à l'origine de la psychose, même s'il faut mettre chacun devant ses responsabilités. Et d'ajouter qu'«un climat de frayeur et d'affolement s'est instauré et s'est aggravé, face aux défaillances du système de communication publique et à l'inertie des pouvoirs publics. Situation que l'Etat aurait pu éviter en tenant le public informé et en prenant les devants par des mesures d'urgence appropriées pour limiter la propagation de la maladie. Désemparée, la population s'est préparée au pire, allant jusqu'à pratiquer des automédications distillées de bouche à oreille ».

Politique. Cet observatoire de la vie publique pense ainsi que « cet épisode de la peste a mis à nu les faiblesses de l'E-gouvernance en particulier et de la politique communicationnelle de l'Etat en général. Ceux qui croyaient pouvoir s'informer sur les sites web des institutions, censés être des outils de communication, ont vite déchanté». Selon le SeFaFi, la diffusion de l'information ne doit pas se faire au compte-gouttes, et l'information ne doit pas être mutilée tout en soulignant au passage que l'Unesco définit le droit d'accès à l'information comme un droit fondamental de l'individu et de la collectivité de chercher à savoir, et de faire savoir ce qui se passe dans la vie publique.

Culte du secret. Aussi, toutes les informations détenues par les gouvernements et les institutions gouvernementales doivent être rendues publiques, ne pouvant être cachées que s'il existe des raisons légitimes de le faire. Il a ainsi pris comme exemple le respect de la vie privée ou les questions de sécurité. Le constat ne s'arrête pas là, « ces derniers mois, le culte du secret et la loi du silence ont mis le pouvoir à mal. Il est temps que le pays s'oriente vers une gouvernance ouverte».

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