11 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Vaincre le paludisme d'ici 2030 - PNLP - Joris Losimba plaide pour des ressources idoines

La question du paludisme en RD. Congo a été largement et longuement scrutée, le mardi 10 octobre dernier, à Fleuve Congo Hôtel, au cours d'une table ronde organisée par le Ministère de la Santé publique, à travers son Programme National de Lutte contre le Paludisme, PNLP, dans le souci de mobiliser les ressources en faveur de la lutte contre cette pandémie.

A l'occasion, Joris Losimba Likwela, Directeur National du PNLP, a indiqué que le Congo-Kinshasa connaît plusieurs gaps notamment, sur le plan financier afin de réduire, mieux d'éradiquer, cette maladie d'ici l'année 2030, dans la ligne droite du plan Stratégique de l'Organisation Mondiale de la Santé, OMS. Devant le Premier Ministre, Bruno Tshibala, Ministres et Députés ainsi que divers partenaires internationaux, il a lancé un appel pour un engagement conséquent sur cette question.

La RD. Congo porte un fardeau important du paludisme dans le monde après le Nigéria, en raison de 9% de taux de mortalité et de morbidité. Selon le dernier rapport des services de santé concernant l'année 2016, il a été enregistré plus de 15 millions des cas du paludisme et plus de 30 mille décès, à une estimation de «4 décès par heure». Ce qui démontre, en effet, que le paludisme demeure un problème majeur de santé publique pour le pays, a renseigné Joris Losimba.

Nonobstant ces résultats qui donnent froid au cœur, le Directeur national du PNLP a, cependant, signalé que des outils de prévention et de prise en charge, déjà en disposition depuis plusieurs années, ont montré des avancées, en termes de réduction du taux d'atteinte et de létalité dans le monde. D'ailleurs, jusqu'à ce jour, il a été observé une baisse de 60% de décès et de 37% des cas dans l'ensemble du monde et ce, comparativement aux années antérieures. C'est, en vérité, ces avancées qui encouragent le PNLP, la structure publique pour laquelle il assure la direction, d'aller de l'avant afin de consolider sa lutte contre le paludisme, a-t-il soutenu.

Pour ainsi affermir ledit combat jusqu'à atteindre le seuil d'au moins 90% de réduction des cas du paludisme d'ici 2030, conformément aux plans stratégiques fixés par les Nations Unies, via l'OMS, le Directeur national du PNLP a, à cet effet, soutenu qu'il y a encore plusieurs gaps à combler. Pour lui, il faut, d'un côté, davantage des moustiquaires imprégnées d'insecticide pour dispatcher dans tous les ménages. Et, de l'autre, des fortes campagnes de sensibilisation dans toute l'étendue du territoire national concernant, entre autres, l'entretien de l'environnement afin d'éviter, par exemple, les eaux stagnantes et la multiplication des insectes qui, du reste, favorisent aussi l'augmentation du nombre des cas du paludisme. Subséquemment, il faudrait, d'après lui, un engagement politique robuste qui puisse transformer ces gaps en solutions réelles.

Voila pourquoi, devant tous les membres du Gouvernement et les représentants des organismes internationaux qui sont, certes, partenaires de la RD. Congo, il a plaidé pour des ressources adéquates afin d'arriver à bout de cette pandémie. D'autant plus que, demeurer dans les mêmes conditions actuelles, partant de ces statistiques susmentionnées, ne constitue qu'une menace éternelle du bien-être de tous les congolais et, ceteris paribus, des quidams parsemés dans le monde entier.

Corneille Lubaki

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