12 Octobre 2017

Burkina Faso: Alliance pour la défense de la patrie - Pour la démission du gouvernement Thiéba

Le président de l'Alliance pour la défense de la patrie (ADP), Abraham Badolo, a animé une conférence de presse le 11 octobre dernier à Ouagadougou. Pour lui, le gouvernement Paul Kaba Thiéba doit démissionner, parce qu'il est incapable d'apporter des réponses claires aux problèmes des Burkinabè.

Rien ne va au Burkina depuis l'arrivée du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). C'est, du moins, le point de vue de l'Alliance pour la défense de la patrie (ADP). Ses responsables ont animé une conférence de presse le 11 octobre dernier pour, ont-ils dit, dénoncer la gestion du pouvoir d'Etat par Roch Marc Christian Kaboré. Les coupures intempestives d'électricité, la situation sécuritaire au Nord du Burkina, l'annulation du meeting du Cadre d'expression démocratique (CED) sont autant de sujets sur lesquels l'ADP s'est prononcée.

Pour ce parti, l'annulation du meeting initialement prévu pour le 7 octobre 2017, est un véritable recul de la démocratie burkinabè. « Que le président du Faso fasse très attention, parce que sous Blaise Compaoré, nous avons dénoncé ces pratiques et si après l'insurrection populaire, ils viennent mettre à mal l'avancée de notre démocratie, ils auront de sérieux problèmes avec nous », a-t-il prévenu.

De l'avis du président de l'ADP, Abraham Badolo, le gouvernement Paul Kaba Thiéba doit démissionner, puisqu'il est incapable de trouver des solutions aux problèmes de sécurité, à la morosité des activités économiques. « Nous sommes fatigués de voir à chaque fois Simon Compaoré aller décorer nos frères et sœurs soldats à titre posthume », a-t-il déploré.

« Si des solutions ne sont pas vite trouvées pour conjuguer au passé les délestages, l'ADP se réserve le droit d'observer un sit-in devant le siège de la SONABEL », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne la libération du Général Djibrill Bassolé, l'ADP trouve qu'elle est la bienvenue.

« Nous avons vu des gens aller manifester anarchiquement hier devant l'état-major sans autorisation préalable, pour décrier la liberté provisoire accordée au Général Djibrill Bassolé. Comme la Sûreté a l'art de convoquer des gens parce que ces derniers veulent manifester avec autorisation d'ailleurs, nous attendons de voir. Si dans les jours à venir, ces manifestants ne sont pas interpelés et sanctionnés, c'est qu'il y a problème. C'est dire qu'il y a du deux poids, deux mesures. Chose que nous n'allons pas tolérer », a conclu Abraham Badolo.

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