12 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Impératif électoral - La MONUSCO s'en tient à la publication du calendrier électoral

La porte-parole ai de la MONUSCO estime que la publication du calendrier électoral est une étape clé dans l'aboutissement harmonieux du processus électoral en cours.

La porte-parole de la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO), Florence Marshal, a animé la conférence de presse hebdomadaire hier mercredi 11 octobre à son quartier général. Elle a fait un tour d'horizon de la situation politique, humanitaire et sécuritaire qui prévaut au pays. Elle a eu des échanges avec des professionnels des médias.

Concernant le processus électoral en cours, Florence Marshal a soutenu que la MONUSCO attend la publication du calendrier électoral pour l'organisation des élections libres, démocratiques, crédibles, transparentes et apaisées. Elle reconnaît qu'à l'Assemblée générale de l'ONU, il a été décidé de mettre sur pied une équipe d'experts qui doivent venir en appui à la Commission électorale nationale indépendante (CENI), au plan technique, financier et logistique. Ce, en vue de l'organisation des élections conformément aux prescrits de l'Accord de la Saint-Sylvestre.

Faire le suivi de la mise en œuvre de l'Accord

En réponse à cette préoccupation, la porte-parole ad intérim a souligné que ce dossier est encore en étude pour sa faisabilité par différents partenaires. Aussi a-t-elle fixé les professionnels des médias sur les grandes missions dévolues à la MONUSCO par la Résolution no2348 du Conseil de sécurité des Nations unies. La première porte sur la protection des populations civiles devant des attaques des groupes armés ainsi que des violations massives des droits de l'Homme.

Et de poursuivre, la deuxième mission repose sur le suivi de la mise en œuvre effective de l'Accord du 31 décembre 2016, fruit des négociations directes entre les parties prenantes au dialogue du Centre interdiocésain initié par des évêques.

Concernant les attaques de la base de la MONUSCO dans l'Est du pays, le porte-parole militaire, le colonel Serge Haag a fait savoir que les AFD n'avaient pas une force supérieure. Les éléments de la MONUSCO sont intervenus pour sécuriser la population ainsi que leurs biens. A ce jour, a-t-il précisé, la Force de la MONUSCO contrôle tout le territoire qui a été attaqué par des forces négatives. « La MONUSCO souhaite donner bon rétablissement aux Congolais. C'est inutile de penser qu'un groupe rebelle soit plus fort que la MONUSCO. Les Casques bleus se sont battus avec professionnalisme. Le combat avait duré presque deux heures », a indiqué le colonel Serge Haag.

A en croire le colonel Haag, les ADF avaient tout simplement fait profil bas, quand ils ont compris qu'ils ne pouvaient pas faire face à la force en présence. A cet effet, ils en ont profité pour se réorganiser, ce qui justifie la recrudescence de l'insécurité. Ce n'est pas pour autant que la MONUSCO a failli à sa mission. Plutôt, elle s'en tient à la protection des populations civiles, a-t-il martelé.

Quant aux auteurs des massacres survenus dans l'espace Kasaï des suites des affrontements qui ont opposé les présumés miliciens du chef Kamuina Nsapu aux FARDC, Florence Marshal a indiqué qu'on attend l'arrivée des experts pour des enquêtes. Car, a-t-elle insisté, ce dossier ne restera pas impuni. Il faut des sanctions.

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