11 Octobre 2017

Cameroun: Orientation scolaire et académique - Les clés de la réussite

Le choix de la plupart des enfants porte l'estampille du parent, avec des conséquences diverses

Sophia Nga Onomo est heureuse. Depuis avril dernier, elle est étudiante en Master I en Sciences de l'information et la communication. Son rêve de devenir journaliste prend corps. Et pourtant ! «Toute petite, je voulais devenir magistrat. Puis, du jour au lendemain, j'ai changé d'avis en choisissant le journalisme. Car, dans les divers établissements fréquentés, j'étais membre du club journal. Après mon baccalauréat, alors que je veux présenter le concours de l'Esstic, mon père m'oppose un refus catégorique. Il me demande de m'inscrire à l'université de Yaoundé I en Littérature. Etant en Master II, je postule à son insu.

Et j'ai été retenue. Aujourd'hui, il est plus engagé que moi à réaliser mon rêve», raconte-t-elle. Si Sophia Nga Onomo a réussi à «arracher » son indépendance relative à sa carrière, ce n'est pas le cas de beaucoup d'élèves. «Jusqu'à présent, la majorité des parents choisissent le métier que leurs enfants vont exercer à la place de ceux-ci», regrette Jeannette W, conseiller d'orientation. Ceux-ci sont en pleine transposition forte. «Pour un parent, son père a été médecin, lui-même est médecin. Donc, son enfant doit le devenir. Or, il est possible qu'à l'issue des tests psychotechniques, on découvre qu'il n'a pour la médecine», précise Alain Assogo, son collègue. A ce moment-là, la réaction des parents est parfois renversante.

«Quand un parent n'est pas d'accord avec l'orientation proposée, il vient vous rencontrer en colère. Parfois, il veut même utiliser la violence pour que votre jugement change. Les plus obstinés changent d'école à leur enfant pour aller l'inscrire dans un autre établissement, afin que celui-ci puisse faire la série qu'il aura choisi», poursuit Jeannette W. Les conséquences de ces attitudes parentales sont énormes. «Vous avez des élèves qui ont échoué deux fois au probatoire. A la troisième année, ils se rendent compte qu'ils doivent repartir en seconde parce qu'ils ne peuvent plus avancer. Et ils reviennent nous voir pour poser leur problème », raconte Alain Assogo. «Chez d'autres, c'est beaucoup plus tard qu'ils viennent nous voir.

Après le baccalauréat, ils se rendent compte qu'ils sont perdus», indique Jeannette W. Ceux qui finissent par trouver un emploi malgré tous ces obstacles ne sont pas dévoués, il suffit de faire un tour dans les hôpitaux et dans les écoles, notamment pour distinguer celui qui l'est de celui qui ne l'est pas. C'est pour cela que «les parents d'élèves et les conseillers d'orientation doivent souvent se rencontrer. Ce n'est que de cette manière qu'ils nous comprendront, avant de décider de l'orientation de leur progéniture » propose Alain Assobo.

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