11 Octobre 2017

Burkina Faso: Libération de Djibrill Bassolé - Le «No comment» du gouvernement

Le traditionnel Conseil des ministres s'est tenu, le 11 octobre 2017 au palais de Kosyam, avec plusieurs centres d'intérêt, dont l'actualité judiciaire marquée par la liberté provisoire accordée au général Djibrill Bassolé dans l'affaire du coup d'Etat manqué de 2015.

La liberté provisoire accordée, le mardi 10 octobre 2017, au général de gendarmerie Djibrill Bassolé, par la Chambre de contrôle du tribunal militaire, fait des gorges chaudes. Des voix s'élèvent déjà pour exiger le maintien en prison de l'ancien ministre en charge des affaires étrangères, inculpé pour « trahison » dans le putsch raté du 16 septembre 2015. Qu'en pense l'exécutif ? «Le gouvernement ne souhaite pas faire de commentaire particulier sur cette décision de justice, en vertu des règles de fonctionnement démocratique de nos institutions», a réagi le ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion civique, René Bagoro, à l'issue du Conseil des ministres d'hier 11 octobre 2017.

Toutefois, il a tenu à lever les inquiétudes, en indiquant que justice sera rendue dans les dossiers de l'insurrection populaire et du coup d'Etat. «Nous tenons à rassurer que dans le respect strict de la séparation des pouvoirs, tous les moyens légaux seront mis en œuvre pour que les victimes de l'insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d'Etat manqué du 16 septembre 2015 puissent avoir réparation par la tenue d'un procès dans les meilleurs délais», a ajouté le Garde des Sceaux.

$Face à l'insistance des journalistes en quête de plus de détails, son collègue de la Communication et porte-voix attitré du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou, à ses côtés, a été on ne peut plus catégorique. «Nous ne commentons pas de décision de justice. Tout sera mis en œuvre pour que justice soit rendue, et que tous les acteurs répondent de leurs actes», a-t-il lancé sans plus. Mais avant de se prononcer sur cette question d'actualité qu'est la libération de Djibrill Bassolé, le ministre Dandjinou a fait brièvement le point de la séance du Conseil des ministres. Toujours dans le domaine de la justice, il a fait mention de l'adoption de deux décrets : l'un est relatif à la nomination de greffes dans les juridictions et l'autre à la nomination de greffiers en chef.

Outre mesure, il a été question de la création de l'école polytechnique de Ouagadougou, à écouter le porte-parole du gouvernement. «Il s'agit de former des techniciens supérieurs, des cadres et des ingénieurs dans le cadre du génie. Il y a 12 instituts, qui auront trait, entre autres, aux questions de l'énergie solaire, des énergies renouvelables, du génie mécanique et électrique», a-t-il précisé. Le ministre Dandjinou a aussi fait part, concernant le secteur de la santé, de la décision de mise à niveau de certains Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ou de la dotation de certains établissements, tel l'hôpital du district de Bogodogo, en systèmes de radio et de scanner.

Les infrastructures ont été aussi un centre d'intérêt au Conseil des ministres. A ce sujet, deux dossiers ont été adoptés. Le premier, foi du ministre de la Communication, a trait au bitumage de la route Kantchari-Diapaga-Frontière du Bénin, divisé en deux lots, pour un montant de 31 milliards de francs CFA.

Le second concerne les travaux de construction de pistes rurales sur 400 kilomètres, dans dix régions, dont la Boucle du Mouhoun, le Nord, le Sahel et le Plateau-Central. Dans le secteur énergétique, les ministres ont débattu de l'électrification de certaines zones à travers le solaire.

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