12 Octobre 2017

Tunisie: Les raisons d'un renchérissement contesté

Plusieurs agriculteurs sont confrontés également à l'endettement et ne sont pas toujours en mesure de rembourser leurs crédits dans les délais impartis.

D'où l'importance du rééchelonnement des dettes pour permettre aux producteurs de démarrer la saison en toute sérénité. L'Utap a soulevé tous ces problèmes lors des séances de travail et des réunions du bureau exécutif. Elle en a informé les parties concernées dont le ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche.

Le principe de l'offre et de la demande

En attendant l'entrée en vigueur du Fonds des catastrophes naturelles -- dont la première mouture a été rejetée par l'Utap car elle n'a pas pris en considération l'avis des agriculteurs --, il est nécessaire de prêter assistance aux agriculteurs afin qu'ils améliorent la productivité de leurs terres en leur fournissant les facilités financières, les intrants et les ressources en eau. Le déficit de production et la forte demande entraînent une augmentation des prix. Le principe de l'offre et de la demande gère le marché des fruits et des légumes.

Une tournée au marché central nous édifie sur la montée vertigineuse des prix de vente au détail. Ainsi, les tomates, à titre d'exemple, sont écoulées à 2d, 300 le kg, alors que les piments doux ont atteint les 2d, 200. Quant aux pommes de terre, leur prix est de 1d, 300 le kg contre 750 millimes une année plus tôt ! Chapitre fruits, les tarifs ont connu également une flambée. C'est le cas, à titre d'exemple, des dattes (3d, 000), des grenades (1d, 750), des poires (2d, 350), des pommes (3d, 250), du raisin (2d750 et 3d, 500).

En plus des quantités limitées de certains produits, les pratiques spéculatives de différents marchands de fruits et légumes sont également mises en cause. C'est que l'on a constaté des hausses illicites et le non-affichage des prix. Certains marchands font fi de la réglementation en vigueur et ne se soucient guère du pouvoir d'achat des consommateurs.

Selon le ministère du Commerce, au cours du mois de septembre 2017, les 1.081 équipes de contrôle économique ont relevé 1.548 infractions suite à 15.540 visites de contrôle. Ces infractions sont reparties entre les prix et les pratiques spéculatives (433), la transparence des transactions (867), la métrologie légale (87), l'usage indu de la compensation (63) et d'autres pratiques illégales (98). La majorité de ces infractions ont été enregistrées dans les secteurs des fruits et légumes (310 infractions), l'alimentation générale (337), les boulangeries, les cafés et les restaurants (329) et les produits industrialisés (289).

Les équipes de contrôle ont également saisi des quantités de produits alimentaires dont 138 tonnes de fruits et légumes, 233 kg de viande de volaille, 391kg de viande rouge, 7 tonnes de farine, 2.5 tonnes de semoule et pâte alimentaire, 3.382 litres d'huile végétale compensée, 5.869 litres de détergent, 881.790 pièces des fournitures scolaires et 20.629 boîtes de tabac. A noter que durant le mois de septembre de cette année, le numéro vert a reçu 171 réclamations dont 46 ont concerné les produits alimentaires et 15 les cafés et les boulangeries. Les citoyens se sont plaints notamment des prix, de la transparence et de la loyauté des transactions.

La maîtrise des prix des produits agricoles et alimentaires relève, en fait, de toute une chaîne dans laquelle chaque maillon a un rôle à jouer, y compris le consommateur, qui a appelé à dénoncer auprès du ministère du Commerce ou l'Organisation de défense du consommateur (ODC) toute pratique illégale. Cette dernière a également mis à l'index la hausse des prix des produits agricoles et a appelé le gouvernement à agir en vue de rationaliser ces prix et préserver le pouvoir d'achat des citoyens.

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