12 Octobre 2017

Burkina Faso: Liberté provisoire pour Djibril Bassolé

La liberté provisoire accordée à Djibril Bassolé est maintenue, il lui est formellement interdit de quitter le territoire. Le tribunal a rejeté la demande du commissaire du gouvernement qui s'opposait à sa libération.

Djibrill Bassolé est à présent en résidence surveillée sous l'autorité du président de la chambre de contrôle de l'instruction du tribunal militaire de Ouagadougou. Il ne pourra donc pas, pour l'instant, quitter le territoire burkinabè pour ses soins, motif évoqué entre autres pour sa liberté provisoire.

"Djibrill Bassolet a des soucis cardiaques " confie une source proche de l'ex patron de la diplomatie burkinabè. Une libération qui ne fait pas l'unanimité.

"C'est un mal nécessaire vu que ce dernier a une très grande influence dans la sous-région. Il est possible que sa libération puisse profiter au Burkina Faso peut-être de façon indirecte" s'exclame un citoyen burbinabé.

"Plein de gens sont incarcérés on ne sait pas pourquoi. Ils n'ont pas encore eu un jugement. Ces gens-là aussi sont encore là-bas. Il ne dépasse aussi les autres citoyens lambda qui sont enfermés" surenchérit cet autre burkinabé.

Présomption d'innocence

Djibil Bassolé a enfin le précieux sésame qui l'éloigne pour l'instant d'une prison dans laquelle il a séjourné pendant deux ans. Pour le président de l'Alliance pour la défense de la patrie, ADP, il est tout à fait légal que le Général Bassolé soit hors de la maison d'arrêt et de correction des armées (MACA).

"Même les détenus ont des droits. Si un détenu ne se sent pas, légalement il doit pouvoir se soigner ; bénéficier de soins adéquats. N'oublions pas que jusque-là on ne connait pas la vérité et n'oublions pas que jusque-là in n'a pas été inculpé. Il y a aussi la présomption d'innocence qui est là. " précise-t-il.

Deal politico-judiciaire

La présomption d'innocence, Hervé Ouattara n'y croit pas. Pour le président du CAR, Citoyen Africain pour la Renaissance, la libération de Djibrill Bassolé n'est ni plus ni moins qu'un deal politico-judiciaire.

"Il y a un deal politico-judiciaire qui est en train de se tramer sur notre dos. Nous ne pouvons pas accepter cette forfaiture. Les différentes stratégies qui sont menées par la justice actuelle pour pouvoir libérer Djibril Bassolé définitivement restent une insulte au peuple burkinabè."

Le gouvernement burkinabè à travers le ministre de la justice René BAGORO précise que l'exécutif du fait de la séparation des pouvoirs n'a pas à remettre en cause une décision de justice.

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