12 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Les élections en RDC au plus tôt en 2019

La Commission électorale nationale indépendante a annoncé mardi avoir besoin d'au moins 504 jours après le recensement électoral pour pouvoir entamer le cycle électoral. Le délai annoncé paraît très long et irréaliste.

A en croire Corneille Nangaa, le président de la Céni, l'impossibilité d'organiser ces élections se justifie par la poursuite du recensement des électeurs dans plusieurs provinces du pays, notamment dans celles du Kasaï, dans le centre de la RDC. De sources proches de la commission électorale nationale indépendante nous ont indiqué que les opérations d'enrôlement des électeurs pourraient s'étaler encore sur plusieurs mois. Ce qui pourrait retarder encore davantage l'organisation des élections générales.

C'est pourquoi le président de la Céni a annoncé qu'il n'y aurait pas d'élections avant le premier trimestre 2019. Conséquence, le président Joseph Kabila restera en fonction jusqu'à l'élection d'un nouveau Président de la République, conformément à la Constitution, réitéré par l'accord politique signé fin décembre 2016 par les acteurs politiques de toutes les obédiences.

Manœuvre politicienne pour les uns...

L'annonce du non-respect du calendrier électoral n'a pas surpris l'opposition et la société civile. Rospin Manketa, le directeur exécutif adjoint de l'ONG la Voix des Sans-Voix, a déclaré à la Deutsche Welle que "la Commission nationale électorale indépendante se comporte comme une caisse de résonnance de la majorité présidentielle au pouvoir. Nous trouvons là une manœuvre tout à fait politicienne pour repousser de plus en plus les élections. La population congolaise en a grandement besoin. Elle ne veut pas que les institutions soient animées par des personnes qui ont déjà épuisé leur mandat, qui n'ont aucune légitimité."

La Lucha, Lutte pour le changement, a appelé les congolais à un sursaut populaire: "Il n'y a plus à attendre: Congolais, la force de la rue c'est maintenant... ou jamais!"

... Réalisme politique pour les autres

Tryphon Kin-Kiey Mulumba, ancien ministre congolais en charge des Nouvelles technologies et actuellement membre du bureau politique de la majorité présidentielle, affirme pour sa part que la Céni a fait preuve de réalisme politique.

"Je pense qu'il faut dire la vérité aux Congolais. La Céni a toutes les bonnes raisons techniques pour dire qu'il lui faut du temps parce que je le répète, à la fois pour le dialogue avec l'UA, auquel j'ai participé, ou pour le dialogue du centre interdiocésain, la Céni a été entendue et suivie."

Mardi, devant plusieurs organisations de la société civile à Kinshasa, le président de la Céni, Corneille Nangaa, a expliqué à travers une simulation de vote l'importance de l'usage de la machine à voter, lors des prochaines élections dont la date n'est pas encore connue.

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