13 Octobre 2017

Cameroun: Chantiers routiers - Les routes nationales en mode bricolage

Plusieurs travaux provisoires s'effectuent sur les routes nationales en attendant le démarrage effectif de travaux lourds.

Les dernières semaines au Cameroun ont été aussi marquées par les perturbations du trafic sur les Routes nationales.

En raison de l'état de ces routes, fortement dégradées sur certains tronçons. Entre affaissement, au rupture des buses, dégradation de la chaussée, et surtout travaux en urgence, les usagers ont souffert le martyr sur ces routes.

En lieu et place de véritables travaux de réhabilitation, les pouvoirs publics brillent plutôt par des solutions provisoires qui ne tiennent qu'au poids de véhicules et à la densité du trafic. Tout a commencé avec la Route nationale N°3 qui a récemment alimenté les colonnes de journaux.

A cause notamment, d'un bloc métallique d'une buse située à Ebombé dans le département de la Sanaga maritime, qui a lâché le 18 septembre dernier entraînant l'affaissement de la buse.

Après une nuit entière passée à rétablir la chaussée à cet endroit, les équipes déployées sur le terrain ont rétabli la circulation au petit matin.

Mais ce qui relève encore du provisoirement définitif. Car, le ministre a encore annoncé qu'« il sera engagé dans les tout prochains jours des travaux lourds de remplacement par des dalots, des buses identifiées défectueuses ».

Selon le Mintp, il s'agit de 409 buses défectueuses, dont 134 à remplacer en urgence sur cette route. Et il faudra à cet effet, mobiliser 47 milliards Fcfa.

Laxisme

La circulation sur la Route nationale N°1 a été perturbée dans la région de l'Adamaoua le 25 septembre dernier.

Plusieurs camions s'étaient embourbés au lieu-dit Entrée Université de Ngaoundéré à cause de la chaussée dégradée sur près de 150 mètres. Or, pour ce tronçon, une entreprise avait été contractée pour mener des travaux d'entretien et de traitement de la chaussée.

Selon nos sources, l'entreprise a été mise en demeure « parce qu'elle ne travaille pas ». Une fois de plus, une déviation alentour a été opérée pour permettre aux véhicules de circuler.

Ce n'est qu'après « plusieurs saisines » de la délégation régionale des Travaux publics que l'entreprise Esico s'est mobilisée.

Le tronçon affecté a subi une intervention des équipes sur place. Et l'entreprise a pu effectuer ces travaux d'urgence pour rétablir et maintenir la circulation en attendant les travaux à elle prescrits.

Saison sèche

Sur la route nationale N°4, ce même 27 septembre, les équipes de la Brigade régionale des travaux en régie du Centre entamaient des travaux de traitement des dégradations de la chaussée (nid de poule) sur l'axe Bafia-Ndikinimeki.

Des travaux qui ont consisté en des opérations de scarification de la chaussée dégradée, au traitement de la surface de la chaussée et la mise en œuvre du béton bitumeux à froid.

Tout ce déploiement pour boucher les nids de poule, qui étaient devenus de véritables cimetières pour les pneus de véhicule. On attend toujours le démarrage des travaux de reconstruction de la Rn4, dont le marché a été attribué à plusieurs entreprises, apprend-on de source interne.

Ces travaux pourraient démarrer en saison sèche si l'on s'en tient aux prévisions du ministère des Travaux publics. Pour l'heure, ce sont des interventions en urgence qui s'opèrent pour maintenir la circulation.

En attendant, les équipes du Mintp annoncent que les travaux en régie « vont s'étendre sur la route Yaoundé - Mbalmayo - Sangmelima et Bertoua Ndokayo-Garoua Boulaï ».

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