15 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: La crise politico-électorale au paroxysme

Photo: lepotentielonline
Cqricqture sur les élections en RDC

Certes, l'impasse qui ronge, de plus en plus, la RD. Congo est le fruit des controverses nées notamment, de l'interprétation de la Constitution entre les politiques et, en même temps, la conséquence logique résultant du blocage du processus électoral, qui, une fois, décontracté, conduirait, religieusement, le pays vers sa première alternance démocratique.

D'ailleurs, nul n'est sans ignorer, urbi et orbi, que les premiers grabuges découlaient principalement de la non-tenue des élections au cours de l'année 2016. Celle-ci qui marquait la fin du second et dernier mandat de l'actuel Président de la République. En dépit de la concoction de plusieurs tractations ayant, d'abord, accouché de l'Accord de la Cité de l'Union Africaine et, enfin, celui de la Saint Sylvestre, considéré de véritable tremplin de la décontraction de ladite crise qui secouait le Congo-Kinshasa, la ligne d'arrivée du pèlerinage menant aux joutes électorales semble, cependant, lointaine.

Alors que plusieurs croyaient atteindre d'ici le 31 décembre 2017, la ligne droite du modus vivendi signé au Centre Interdiocésain, la Commission Electorale Nationale Indépendante, CENI, après avoir notifié, d'ailleurs, de l'autre bout de la terre, son impossibilité à organiser ces scrutins au cours de cette année, a, cette fois-ci, accentué l'incertitude sur ces élections.

Son président, Corneille Nangaa, a annoncé, le mercredi dernier, que cette institution d'appui à la démocratie aurait besoin de 504 jours incompressibles, à compter à partir de la fin de l'enrôlement, pour amener les congolais aux urnes. Ce qui, d'après les calculs réalisés illico presto, renvoie ces challenges électoraux à après avril 2019. Et ce, si seulement les opérations d'enregistrement des électeurs dans le Grand Kasaï, la dernière aire, prennent fin d'ici décembre ou début janvier 2018. Là, une autre question. Car, seul Dieu sait, à cet instant, le dénouement de ce processus. La Ceni connaîtra-t-elle de nouveaux impondérables ou pas ? Déjà, au chapitre des réactions, le Rassemblement/Limete, le typique adversaire du régime actuel, a déclaré son indignation en rapport avec cette communication de Corneille Nangaa. Cette plateforme qui ne cautionne même pas un dépassement de quelques minutes de l'année 2017 sans les votes, a, conséquemment, amplifié son attachement à sa feuille de route publiée récemment, à l'issue de son deuxième conclave. C'est-à-dire, une transition sans l'actuel Chef de l'Etat et, même, sans le présent Président du Centre électoral, M. Nangaa.

Ce faisant, la RD. Congo se dirige tout droit, vers une nouvelle crise après le 31 décembre 2017. Cette dernière, d'après les laborantins des questions politiques, sera liée à la non-organisation des élections en 2017, conformément au compromis de la Saint Sylvestre, et, aussi, à une certaine désuétude des institutions relevant dudit Accord.

Subséquemment, la nouvelle transition, du reste, non prévue par le même acte paraphé sous les auspices des Evêques de la Cenco, devrait être concoctée pour se libérer de l'impasse.

D'où, l'incertitude sur la tenue des scrutins et l'alternance démocratique, libre et apaisée aura, tels que les symptômes d'un moribond, atteint son paroxysme. Personne, de l'Est à l'ouest, ne sait imaginer la probable date des élections.

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