15 Octobre 2017

Cameroun: Deux personnes arrêtées avec des sacs d'écailles de pangolins à Ebolo

Deux trafiquants d'écailles de pangolins ont été arrêtés à Ebolowa, le 10 octobre à la suite d'une opération coup de poing menée par des agents de l'administration de la faune et de la police judiciaire.

Les deux, âgés de 39 et 37 ans, ont été trouvés en train de vendre plus de 70 kg d'écailles de pangolin au quartier Mekalat à Ebolowa. Ils ont soigneusement caché les sacs d'écailles de pangolin quand ils sont arrivés sur les lieux, mais les écailles ont été découvertes par les agents du Ministère des forêts et de la faune. L'opération a été réalisée par la Délégation régionale des forêts et de la faune du Sud, avec l'assistance technique de Last Great Ape Organisation (LAGA).

Selon des sources anonymes mais bien introduites dans cette affaire, les deux ont travaillé très longtemps avec un ressortissant nigérian qui achetait et exportait régulièrement des écailles de pangolin. Ils avaient également un réseau de trafiquants à petite échelle dispersés autour des villages près de Djoum et Mvangan. Ils parcouraient des longues distances pour collectionner des petites quantités d'écailles et lorsque celles-ci devenaient importantes, ils les vendaient à un plus gros trafiquant. Leur activité s'étend à travers le Gabon et le Congo et se poursuit depuis un certain nombre d'années.

Cette opération vient à la suite d'une autre effectuée la veille, qui a abouti à l'arrestation de deux trafiquants d'ivoire à Yaoundé par des agents de la faune assistés une fois de plus par ONG LAGA. Ces arrestations s'inscrivent dans le cadre des efforts concertés du gouvernement pour mise en application de la loi faunique. Le commerce illégal d'écailles de pangolin est en train d'émerger, à l'instar du commerce illégal de l'ivoire, comme une menace sérieuse à la survie des pangolins et plusieurs tonnes d'écailles ont été saisies pour mettre un terme à ce phénomène. En février de cette même année, le gouvernement a détruit trois des huit tonnes d'écailles de pangolin déjà saisies et stockées.

Au cours de ces dernières années, un nombre croissant de personnes sont arrêtées pour le trafic d'écailles de pangolin, ce qui indique une augmentation rapide du commerce illicite de ce trophée. Cela attire peu à peu l'attention sur le sort du pangolin qui est considéré comme le mammifère le plus trafiqué dans le monde. Plusieurs tonnes de pangolins ont également été saisies en Asie et leur origine provient toujours d'Afrique, en particulier l'Afrique centrale, y compris le Cameroun.

Le Cameroun abrite trois espèces de pangolins, parmi lesquelles : le pangolin à longue queue, le pangolin des arbres et le pangolin géant, tous classés en classe A. Cette classe offre une protection maximale aux espèces sauvages menacées d'extinction dans le pays.

La première audience de cette affaire contre les deux trafiquants d'écailles de pangolins a été fixée au 17 octobre et les mis en cause sont actuellement en détention. Ils sont inculpés pour les faits de détention, de circulation et de commercialisation illégales des trophées d'espèces intégralement protégées. Et selon la loi de 1994 sur la faune, ils sont également présumés être les auteurs de l'abattage de ces espèces.

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