16 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Sesanga signe et persiste - L'élection présidentielle toujours possible en décembre 2017

Le pavé jeté par le président de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante) et se fondant sur l'idée d'organiser les élections 504 jours après la fin de l'enrôlement, n'arrête pas de soulever des vagues. La dernière réaction en date est celle l'Alternance pour la République (AR).

Lors d'une matinée politique organisée par cette plateforme électorale au siège de l'Envol, le samedi 14 octobre 2017, son coordonateur, Delly Sesanga, a dénoncé le nouveau « glissement » planifié par le président de la centrale électorale, accusé d'être de connivence avec le pouvoir en place.

Il en a appelé à la mobilisation générale des structures de l'AR pour imposer un nouvel ordre politique en République Démocratique du Congo, en résistant à l'oppression et à la dictature qui sont en train de s'y installer.

Sesanga a accusé la centrale électorale d'avoir mis en place stratégie de nature à conduire le pays à l'implosion à l'échéance 31 décembre 2017, délai butoir pour la tenue des présidentielle, législatives nationales et provinciales.

Le coordonateur de l'Alternance pour la République a fait état lancement imminent du mot d'ordre en rapport avec la civile qui, a-t-il rappelé, est un droit constitutionnel.

« Toute institution qui viole la constitution ne doit pas respectée et les citoyens doivent faire valoir ce droit », a Delly Sesanga, avant de souligner que l'Accord de la CENCO ( Episcopale Nationale du Congo), avait une durée de douze mois qu'au-delà du 31 décembre 2017, aucune institution de la n'aurait plus de légitimité, ni constitutionnelle, ni conventionnelle, pour assurer la gestion du pays.

Le président de l'ENVOL a fustigé l'agenda caché de Corneille Nangaa, président de la CENI, de préparer le lit d'un referendum dans plan de glissement de 504 jours.

Concernant la possibilité de reporter l'organisation des au-delà du délai fixé par l'Accord du 31 décembre 2017, Delly a tenu à lever l'équivoque.

En sa qualité de négociateur du compromis politique du Interdiocésain pour le compte du Rassemblement, le coordonateur l'ENVOL a précisé qu'il était pas dit dans ce texte qu'on prolonger la période de transition ad vitam aeternam et renvoyer élections aux calendes grecques.

Il a fait remarquer que suite aux divergences entre parties au sujet des séquences électorales, l'Accord avait prévu possibilité de prolonger le délai d'une année mais on devait l'élection à privilégier pour assurer l'alternance politique au de l'Etat.

«Nous continuons à considérer que l'élection présidentielle être privilégiée par rapport aux autres élections », a-t-il souligné,

relevant au passage qu'il était encore techniquement d'organiser prioritairement le scrutin présidentiel d'ici le décembre 2017. Pour y parvenir, l'unique recette demeure la politique.

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