15 Octobre 2017

Burkina Faso: La NAFA dénonce une séquestration de Djibrill Bassolé

La Nouvelle alliance du Faso (NAFA) a animé une conférence de presse, le vendredi 13 octobre 2017, à Ouagadougou, pour dénoncer l'assignation à résidence surveillée du général Djibrill Bassolé dans le cadre du putsch manqué de septembre 2015.

L'assignation à résidence surveillée de Djibrill Bassolé n'est pas du goût de ses partisans. En effet, la Nouvelle alliance du Faso (NAFA) a animé une conférence de presse, le 13 octobre 2017 à son siège à Ouagadougou, pour dénoncer le traitement qui lui a été accordé dans le dossier du putsch manqué. Pour le parti, la décision de la justice de le placer en résidence surveillée n'est autre qu'une séquestration et un isolement dans une concession à l'allure d'un « Guantanamo » burkinabè.

Selon le président par intérim du parti, Mamadou Dicko, cet isolement dans « un environnement adiabatique, dans une zone difficilement accessible » ne rassure ni les militants du parti, ni les visiteurs, encore moins la famille. Selon lui, cette assignation ne doit pas s'appliquer à Djibrill Bassolé, dont la charge porte sur la haute trahison, mais à tous ceux qui ont posé des actes qui portent atteinte à la sûreté de l'Etat. Cela corrobore bien, selon lui, avec la déclaration du ministre en charge de la justice René Bagoro, dans L'Observateur Paalga qui indique que dans l'arsenal juridique du Burkina Faso, la notion de résidence surveillée n'existe pas pour le moment.

Alors le faire serait une détention arbitraire, car aucun texte ne l'encadre. Au vu de tous ces arguments, les militants de la NAFA ont la conviction que leur mentor est bel et bien séquestré, que son dossier est vide et n'a de fond que la volonté de nuire à un adversaire politique redouté. « La NAFA prend à témoin l'opinion publique nationale et internationale sur l'immixtion manifeste de l'exécutif dans le pouvoir judiciaire au point de menacer la sécurité collective, surtout militaire », a indiqué le président par intérim de la NAFA.

Il dit s'inquiéter de l'état de santé précaire de Djibrill Bassolé et soupçonne le gouvernement d'intentions malveillantes. La NAFA a-t-elle des preuves sur l'immixtion du gouvernement dans l'affaire Bassolé ? A cette question, François Bacyé, député de la NAFA a indiqué que la requête du commissaire du gouvernent est une forme d'immixtion dans les affaires de la justice en ce sens qu'il répond au ministre en charge de la défense.

En outre, la déclaration du MPP, parti au pouvoir, constitue une autre manière de faire la pression sur la justice. La NAFA a-t-il pu entrer en contact avec lui, si oui comment se porte-t-il ? « Nous avons eu l'occasion de lui rendre visite, nous ne sommes pas ses médecins pour faire le diagnostic, mais notre observation est qu'il n'est pas dans un état reluisant », a déclaré Mamadou Dicko président par intérim de la NAFA.

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