17 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: RDC au Conseil des Droits de l'homme de l'ONU - La LUCHA et l'ASADHO contestent !

Au moment où le régime de Kinshasa parle d'une victoire diplomatique, les mouvements citoyens ainsi que les ONG de Droits de l'homme estiment que la République démocratique du Congo ne mérite pas sa place au siège du Conseil des Droits de l'Homme des Nations Unies.

Ces deux organisations ont réagi chacune au cours d'une déclaration faite à la presse, le 17 octobre à Kinshasa. Toutefois, la « LUCHA » (Lutte pour le Changement) proteste la désignation de la RDC parmi les nouveaux représentants dans cet organe intergouvernemental onusien. Pour ce mouvement citoyen pro-démocratique des jeunes congolais, le pays ne peut pas siéger au Conseil des Droits de l'Homme parce qu'il ne respecte pas les Droits de l'homme en interne. « Pour nous, c'est une grande déception. Car, d'aucuns n'ignorent que le respect de droits de l'homme est loin d'être le souci premier des dirigeants actuels au pouvoir », a déclaré WASOLERA, porte-parole de la LUCHA lors d'un sit-in organisé devant le siège provincial de la MONUSCO à Lubumbashi.

Cette organisation justifie sa réaction par rapport aux réalités sur terrain et aux attitudes des autorités congolaises qui ne cessent de réprimer de façon disproportionnée ses actions pacifiques dans le pays. Faussement accusés par le régime en place de créer une rébellion alors qu'ils ne réclament, que le respect des droits de l'homme et l'alternance au pouvoir, les membres de ce mouvement citoyen, sont souvent persécutés, interpellés et arrêtés arbitrairement par les services de sécurité. La LUCHA saisit, cette occasion, pour réclamer la liberation immediate et sans condition de ses militants arrêtés en octobre 2016, lors des manifestations publiques. "Il y a une année depuis que nos membres ont été arrêtés et conduits dans une destination inconnue.

Jusqu' à preuve du contraire, ils demeurent introuvables, portés-disparus. Leurs familles ne savent pas même leur destination et s'inquiètent sur leur sort. On ne sait même plus si certains comme Christiane KIANGALA MATONDO, Sigo DIYALA EKETEBI, Iris FUKIANDI BASIKIKA, KASEREKA Junior et Zawadi Lombo Renath, sont toujours vivants", a-t-il dénoncé. Alors que ces jeunes manifestaient pacifiquement contre l'accord politique manigancé par la majorité présidentielle, renvoyant les élections, au-delà de décembre 2016, en toute violation de la Constitution.

Pour sa part, l'Association africaine des droits de l'homme (ASADHO) déplorent aussi cette élection de la RDC. « Notre pays fait l'objet des plusieurs publiés négatifs par les Nations Unies et la Société civile, en ce qui concerne la protection et la défense des Droits de l'homme. Elle devrait d'abord améliorer son image en la matière avant de briguer un siège au sein du Conseil des Droits de l'homme de l'ONU.», a déclaré Jean-Claude KATENDE, Président de l'ASADHO RDC. Qualifiant de la RDC d'un mauvais élève en matière de protection et promotion droits des citoyens, il redoute une détérioration de la situation des droits de l'homme au pays.

«Nous croyons que, dans peu de temps, d'ici la fin de l'année, la République démocratique du Congo sera rattrapée par la réalité, parce qu'ils vont encore violer de manière massive les droits des citoyens qui vont manifester pour réclamer l'organisation des élections. Donc, ce n'est que partie remise», a-t-il renchéri. Qu'à cela ne tienne, le gouvernement congolais se réjouit de cette élection qui est une victoire confortable et remercie le monde pour la confiance accordé à la RDC. Rappelons que le pays de Lumumba a été élu membre en remportant 151 voix sur 193 votants lors des élections annuelles du Conseil qui se sont tenues, le 16 octobre 2017, en marge de la 34ème session ordinaire de l'Assemblée Générale de l'ONU, à New York.

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