17 Octobre 2017

Afrique Centrale: Grands lacs - Les derniers réglages avant le sommet des chefs d'Etat

Prélude à la réunion de haut niveau du mécanisme régional de suivi de l'accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République Démocratique du Congo (RDC) et dans la sous-région, qui se tiendra le 19 octobre, à Brazzaville, les ministres des Affaires étrangères des pays signataires dudit document se sont réunis, le 17 octobre, pour mettre au point des sujets à soumettre à l'ordre du jour.

Des experts de l'Union africaine (UA), de l'ONU, de la Conférence internationale de la région des Grands lacs (CIRGL) et de la SADC, plus précisément ceux qui œuvrent dans le domaine de la promotion de la paix et de la sécurité en Afrique, ont réfléchi sur les politiques à mettre sur pied pour le maintien de la stabilité dans les pays en crise en particulier et ceux de la sous-région en général.

Spécifiant le bien-fondé de leur rencontre, le ministre congolais des Affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean Claude Gakosso, a précisé que l'objet de la réunion était le suivi de l'accord-cadre signé, le 24 février 2013. « L'objet de notre rencontre intègre dans une approche cohérente les trois dimensions, à savoir la sécurité, la stabilité et le développement. Car, c'est ce triptyque qui est le substrat du pacte sur la sécurité, la stabilité et le développement dans la région des Grands Lacs. Ce pacte est censé nous aider à faire de cette région une terre de paix, de prospérité et de démocratie », a indiqué le ministre congolais. Il a invité les participants à faire attention sur le fait que les questions de développement social et économique doivent figurer parmi les points à examiner lors de la réunion des chefs d'Etat.

Parlant des grands sujets qui peuvent être évoqués pendant ce sommet de haut niveau, Jean Claude Gakosso a signifié qu'il pourra s'agir également des conclusions des réunions sectorielles sur la jeunesse, sur le développement des infrastructures, la promotion des investissements, la lutte contre l'exploitation et le commerce illicite des ressources naturelles, sans oublier la mise en œuvre de l'initiative de la Banque mondiale en faveur de la région des Grands lacs. « Je me permets d'indiquer que depuis notre dernière rencontre, en octobre 2016, notamment à Luanda, notre région a connu des événements divers et variés. Il s'est agi parfois des soubresauts politiques, de crises sécuritaires entraînant des conséquences désastreuses sur la vie des populations et sur la stabilité de notre espace commun. Face à de tels défis, nous devons agir de manière solidaire et sans tergiverser », a ajouté le patron de la diplomatie congolaise. Pour ce faire, il a reconnu que les experts doivent faire preuve d'ingéniosité, de subtilité afin de présenter aux chefs d'Etat les meilleures approches de solution.

Saluant pour sa part l'esprit de coopération constaté entre les quatre institutions qui militent pour la paix, notamment l'ONU, l'UA, la CIRGL et la SADC, l'envoyé spécial du secrétaire général de l'ONU pour les Grands lacs, Said Djinnit, a souligné que les Grands lacs font actuellement face à des crises politiques et à des conflits aux conséquences humanitaires très préoccupantes. Le nombre de réfugiés et de déplacés, a-t-il indiqué, s'est accru au point où les pays d'accueil éprouvent des difficultés énormes devant l'afflux continue de ces personnes, au moment où les ressources financières destinées à l'assistance humanitaire sont indisponibles. Pour lui, des efforts doivent être doublés. « Il nous convient aussi de trouver les voies et moyens pour accélérer le rapatriement des ex-combattants désarmés qui sont toujours présents dans l'Est de la RDC et dans les pays voisins », a-t-il plaidé.

Le représentant de l'UA, Smail Chergui, a, quant à lui, estimé que cette réunion donne une opportunité aux participants d'échanger sur les questions cruciales qui freinent la paix, la sécurité et le développement des Grands lacs, estimant que tout développement dans un pays recommande la paix. « Toutes nos quatre institutions devront collectivement travailler pour que la question qui concerne la paix en RDC (...) puisse être présentée dans nos débats pour que nous mettions en place une stratégie efficace, capable de promouvoir le maintien de la paix dans ce pays », a-t-il conclu, avant de recommander que pour y arriver, il faut des mesures de confiance et de réconciliation.

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