18 Octobre 2017

Burkina Faso: Un colloque pour examiner les modèles de gestion durable d'eau potable

Il y a deux ans, l'Unicef a lancé au niveau mondial une action-recherche sur les modèles de gestion durable du service public d'eau potable en zone rurale, dans le cadre du partenariat public-privé.

Après de nombreuses expérimentations, simulations, ateliers et séances de réflexions, les acteurs du secteur eau et assainissement se retrouvent à Ouagadougou pour faire le point et apporter des éléments de réponse durant ce colloque national.

Selon le Programme conjoint de monitorage des Objectifs du développement durable (ODD) pour l'eau et l'assainissement, 54% de la population burkinabè a maintenant accès à des sources d'eau améliorées, contre 47% en 2000. Mais même si ce taux est en constante amélioration, il cache cependant d'importantes disparités.

La représentante de l'Unicef au Burkina Faso, Anne Vincent, précise que ce taux n'est que de 43% en milieu rural.

«Ce faible taux se justifie le plus souvent par le taux élevé de pannes des pompes à motricité humaine et des systèmes d'approvisionnement en eau potable simplifiés ainsi que l'absence de système fiable de gestion des services d'eau potable. Force est de constater qu'il reste encore un long chemin pour l'atteinte des ODD à l'horizon 2030», fait remarquer Mme Vincent.

Le Burkina a été donc le pays retenu par le siège de l'Unicef pour piloter cette initiative à cause de son environnement de politiques publiques favorables.

A ce titre, Anne Vincent cite des actions telles que: l'introduction des systèmes de délégation de gestion pour des réseaux de distribution d'eau courante desservant les petites villes, le lancement de réflexions pour la relecture de la réforme, notamment la pertinence de la gestion communautaire dans les zones rurales et enfin l'étude du taux persistant de défaillance globale des systèmes d'approvisionnement en eau qui se situe entre 11 et 16% en 2016.

Selon Hilaire Firmin Dongobada, responsable des opérations d'IRC, l'idée de ce colloque est de «mettre ensemble tous ceux qui interviennent dans le secteur de l'eau afin de discuter et capitaliser les expériences».

L'IRC, dans son rôle de générateur de connaissances, entend donc accompagner les acteurs dans la réalisation du droit à l'eau et l'assainissement au Burkina.

Alassoum Sory, secrétaire général du ministère de l'Eau et de l'Assainissement, a indiqué que son département ministériel attend beaucoup de ce colloque afin que les objectifs "zéro corvée d'eau en 2020" et l'accès universel à l'eau et à l'assainissement à l'horizon 2030 soient atteints.

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