18 Octobre 2017

Sénégal: Débat stérile sur le troisèeme mandat du président Macky Sall - Et si l'on parlait de ce qui est utile au pays !

Le président Macky Sall a, à juste raison et à bon escient, remis à l'heure les pendules de quelques spécialistes de l'art divinatoire qui se sont déjà engagés sur un débat d'un troisième mandat... en 2024. Dans 8 ans !

La position du président de la République est claire, aussi limpide que l'eau de roche. Elle ne souffre d'aucune obscurité ; elle est d'une blancheur de kaolin : il n'est nullement dans la logique de briguer un troisième mandat, s'il est réélu en 2019. C'est là l'engagement public réaffirmé à la face du monde, ce 13 octobre 2017, par le président Macky Sall en présence de son homologue du Burkina-Faso, Roch Marc Christian Kaboré.

Qui plus est, la constitution, depuis longtemps, a réglé la question du nombre de mandats. Le référendum du 20 mars 2016 est venu lever toute équivoque en précisant notamment que «nul ne peut exercer plus de deux mandats successifs». Le reste est débats... et ébats d'écoles et interprétations qui participent à une entreprise de divertissement et de diversion.

Il n'y a donc pas matière à installer de fausses polémiques, rageuses et râleuses, qui font l'aubaine d'une catégorie de gens qui, en dépit de toutes les assurances, de la perception d'un ciel sans nuage, restent abonnés à la météorologie politique de l'apocalypse, celle-là qui ne prédit que marées hautes, orages, tempêtes et vents violents. Le surgissement de ce débat sur le troisième mandat n'est pas innocent au regard du contexte dans lequel il intervient, caractérisé par les voies et moyens de quête d'un dialogue lancé par le président Macky Sall pour pacifier l'espace politique. Il y a assurément certains qui ne veulent ou ne peuvent jamais s'habituer à un fleuve tranquille !

De façon récurrente, des analystes ténébreux et souvent les mêmes, se sont mis à prédire un autre 23 juin 2011, comme s'ils voulaient forcer l'histoire à se répéter encore comme une tragédie. Mais chaque fois, ils se sont confrontés à la face comique de cette quête de répétition de l'histoire. En vérité, ils étalent leur incapacité à donner un sens à leur mission et leur posture d'intellectuels dont la nécessaire dimension critique et l'exigence de faire dans la prospective scientifique ne peut se résumer à produire des buzz médiatiques au lieu de chercher ce qui est avant tout utile au pays.

D'ailleurs cette dimension critique, et non criticiste et ce sens de la prospective scientifique qui ne saurait être du charlatanisme, postule le recul nécessaire, la possibilité d'interroger un contexte pour donner du sens à une analyse. Autrement, comme dans ce débat sur un troisième mandat, on est dans les comparaisons approximatives, les ressentis subjectifs mais surtout dans les bruits. Les charivaris. Les tintamarres. Les tohu-bohus. Autrement dans les broutilles et roupies de sansonnet, bien éloignés des vrais enjeux et les pertinentes réponses aux interrogations et au vécu des populations.

Tout cela n'alimente que les lubies des «activores» qui revêtent le manteau d'activiste parce que ça fait mode par les temps qui courent. Ceux qui se nourrissent des débats à certains endroits trop aériens et prétendument doctes s'aventurent très rarement ou en tout cas épisodiquement dans les grandes et productives discussions qui concernent les réformes et les performances économiques, ainsi que les grands progrès sociaux enregistrés par le président Macky Sall depuis 2012.

Et c'est là qu'on attend plus les intellectuels producteurs de sens et les hommes politiques soustraits de toute subjectivité. Ainsi seulement, ils mériteront l'admiration du peuple sénégalais parce qu'ils auront démontré leur capacité à proposer un avenir de paix et de quiétude et non un climat de cercueils et de clous, de violences et d'instabilités.

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