19 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Report des élections - La MONUSCO reste attachée à la Résolution 2348 de l'ONU

Photo: Le Potentiel
DES MANIFESTANTS

Le report des élections annoncé par le président de la CENI préoccupe au plus haut point la MONUSCO. Cette dernière tient au mandat que lui confère la Résolution 2348 du Conseil de sécurité des Nations unies : celle de protéger les populations civiles et contribuer à la mise en œuvre effective de l'Accord du 31 décembre 2016.

Le mercredi 18 octobre, la conférence de presse hebdomadaire de la MONUSCO a été animée par la porte-parole intérimaire, Florence Marshal.

L'ordre du jour a porté sur la situation sécuritaire dans l'Est du pays, particulièrement au Nord-Kivu, au parc des Virunga, le report des élections ainsi que la situation humanitaire catastrophique qui prévaut au pays. Devant ce tableau sombre, qu'en pense la MONUSCO ?

La question essentielle qui a fait l'objet d'échanges fluctueux entre la MONUSCO et les professionnels des médias a porté sur le report des élections à 2019 annoncé par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) depuis le 10 octobre de cette année.

A cette préoccupation majeure, Florence Marshal a rappelé la mission assignée à la MONUSCO par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Elle reconnaît que la Résolution 2348 accorde à la Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (MONUSCO) de veiller à la mise en œuvre effective de l'Accord du 31 décembre 2016.

D'après cet accord, a-t-elle précisé, il est prévu par les parties prenantes aux négociations directes du Centre interdiocésain la tenue de la séquence électorale, notamment la présidentielle, les législatives nationales couplées aux législatives provinciales à l'échéance du 31 décembre 2017.

Toutefois, a-t-elle souligné, le même accord prévoit la tripartite CNSA-Gouvernement-CENI afin d'évaluer si oui ou non ces élections peuvent avoir lieu conformément au délai convenu.

« Publication d'un calendrier réaliste »

Préoccupée, la porte-parole de la MONUSCO a fait savoir que, devant le Conseil de sécurité, Maman Sidikou, chef de la MONUSCO et représentant personnel du secrétaire général de l'ONU en RDC a exigé la publication d'un calendrier réaliste. C'est-à-dire un calendrier qui présente un budget, un chronogramme des opérations fiables et qui a l'adhésion de toutes les parties.

Poursuivant son intervention, Florence Marshal a mis un accent particulier sur les bons offices menés par Maman Sidikou. Ceci, dans le but d'en arriver à mettre les acteurs politiques autour d'une table pour un compromis.

Car, a-t-elle soutenu, la gestion de la transition étant consensuelle, il va de soi que les uns et les autres se mettent d'accord pour la tenue d'élections apaisées et crédibles.

« Jusqu'à preuve de contraire, tant que le Conseil de sécurité n'a pas encore donné un autre mandat à la MONUSCIO, cette dernière reste attachée à sa mission initiale de protéger les populations civiles et contribuer à la mise en œuvre effective de l'Accord de la Saint-Sylvestre », a-t-elle martelé.

Concernant la situation sécuritaire qui prévaut dans le parc des Virunga, le colonel Serge Haag a indiqué que cela constitue une préoccupation majeure pour la MONUSCO.

Quant aux attaques des rebelles dans l'Est du pays, l'intervenant a salué les opérations menées conjointement par la MONUSCO-FARDC qui visent à traquer les groupes armés et résistent à leurs menaces. Il a rassuré que les éléments de la MONUSCO s'activent avec professionnalisme sur le terrain.

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