19 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Mauvais climat des affaires - La Bralima étouffe !

50% d'augmentation pour les droits d'accises, 20% pour les d'eau et d'électricité, dépréciation continue du franc congolais,

baisse inquiétante du PIB, inflation galopante, pouvoir d'achat nul des consommateurs : la Bralima n'en peut plus. Le climat affaires est si mauvais que cette société brassicole est menacée faillite. Afin de ne pas mettre la clef sous le paillasson à plus moins brève échéance, ses gestionnaires viennent de mettre en place plan spécial de « restructuration ».

Dans un mémo daté du 11 octobre 2017 et adressé au personnel, Directeur général Marinus Maria Kruijt, rappelle qu'après la des usines de Boma et Mbandaka pour cause de basse économique, une nouvelle pilule amère est en route. Celle-ci se traduire par le dégraissage drastique des effectifs et concentration des activités de production au siège de Kinshasa, capitale.

Le numéro un de la société rappelle que la Bralima est en difficulté depuis 2013, à cause des pesanteurs évoquées ci-haut et l'absence des perspectives d'une relance durable de l' nationale. A l'en croire, des actifs évalués à 286 millions d'Euros départ se sont considérables dépréciés. La pression fiscale toujours forte et les ventes du secteur brassicole toujours en libre, le DG Marinus a fait savoir aux cadres et agents qu'« d'assurer le futur de nos opérations en RDC, nous nous trouvons l'obligation de restructurer la Bralima. Cette consiste en une plus grande focalisation sur le cœur de notre de brasseur et d'embouteilleur de boissons gazeuses, en optimisation de nos capacités de production, de distribution et fonctions support dans tous nos sites et une optimisation de siège social de Kinshasa, tenant compte de la baisse du nombre brasseries de 6 à 4 après les arrêts de Boma et Mbandaka ».

Un message de consolation est adressé au passage aux victimes de compression des effectifs : « Au regard des implications sociales cette réorganisation, nous avons veillé, en accord avec la Syndicale Nationale, à accompagner les collègues dont les postes affectés et qui devront, malheureusement, quitter l'entreprise avec paiement du préavis conventionnel et d'une indemnité au-delà de ce que la loi exige ».

Ainsi que chacun peut le constater, de nouveaux chômeurs sont passe de rejoindre des millions d'autres qui cherchent un depuis plus de deux décennies, à cause notamment de la gouvernance des successeurs des « Mobutistes » au pouvoir. n'est malheureusement pas l'unique société congolaise à frôler banqueroute. Les secteurs publics comme privés congolais d'unités de production qui ont cessé toute activité d' depuis belle lurette.

Dernièrement, le Premier ministre est sorti du bois pour l'arrêt des contrôles auprès des opérateurs économiques. Mais le est si profond qu'il lui faudrait imaginer une autre thérapie de dans un pays où les capitaux sont concentrés entre les mains d' poignée de jouisseurs. Avec des consommateurs sans pouvoir d'achat une production interne quasi nulle, en dépit de l'image fausse des terrasses et débits de boissons fonctionnant à tous les coins rues, l'avenir reste fort sombre pour les opérateurs économiques. les menaces de faillite en chaîne qui planent sur les publiques et privées, l'Etat congolais ne peut espérer disposer d' Budget national conforme aux moyens de sa politique. Le cri d' de la Bralima devrait interpeller les gouvernants occupés à rêver l'émergence du pays à l'horizon 2030 sans planter le décor décollage économique.

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