18 Octobre 2017

Congo-Kinshasa: Intégration au Conseil des Droits de l'Homme - La MONUSCO se garde de tout commentaire

Photo: MONUSCO/Abel Kavanagh
Chaque année, le 10 décembre, le monde célèbre la Journée des Droits de l’Homme. « La protection et la promotion des droits humains reste au cœur de la mission de l’ONU, chaque jour à travers le monde, » a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations.

C'est hier que cet avis a été donné. Au cours de son point de presse hebdomadaire, la Mission des Nations Unies au Congo a notamment eu à répondre à ce fait qui n'est pas passé anodine sur la scène politique.

Pour rappel, c'est le dimanche 15 octobre 2017 que la République Démocratique du Congo a pu faire valider son mandat au Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU.

«En tant que Mission de l'Organisation des Nations Unies, nous n'avons pas à commenter les décisions des Etats membres de notre organisation. C'est l'Assemblée générale de l'ONU qui a élu la RDC avec trois autres représentants du groupe Afrique au Conseil des droits de l'homme.

Donc, cela n'appelle aucun commentaire de notre part. Il faut savoir faire la distinction entre les institutions et le travail de terrain. Le Conseil des Droits de l'Homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies.

Il est composé de 47 Etats et ce conseil a la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme dans le monde.

Et ici, sur terrain, pour le mandat qui nous a été donné, nous poursuivons le monitoring de la situation des droits de l'homme pour constater et dénoncer les violations». Voilà les précisions faites séances tenantes par Florence Marshal, porte-parole intérimaire de la mission onusienne en RDC.

Il sied de rappeler que bien d'organisations nationales telles que l'ASADHO et autres ainsi que des structures internationales, à l'instar de Human Rights Watch, s'étaient clairement opposés à l'élection de la République Démocratique du Congo au sein du Conseil des Droits de l'Homme.

Même les Etats-Unis de Trump n'étaient pas chaud au sujet de la candidature de la RDC. Nikki Haley, la voix des Usa aux Nations Unies, a su démontrer l'ardeur de son pays jusqu'après la validation du Congo-Kinshasa. Elle a laissé entendre que le pays de l'Uncle Sam était très déçu et, ainsi, comptait militer pour une restructuration du Conseil des Droits de l'Homme.

«Le Conseil des Droits de l'Homme (CDH) ne peut endurer aucun autre coup porté à sa crédibilité avant de perdre absolument tout son sens.

C'est pourquoi, les Etats-Unis proposent des mesures consistant à réformer le CDH, incluant, très récemment, une réunion ministérielle lors de la semaine de haut niveau de l'Assemblée générale de l'ONU où plus de 40 pays ont réclamé un CDH plus efficace.

Dans le monde entier, des personnes voient leurs droits et libertés inaliénables disparaître aux mains des régimes oppressifs.

Nous avons besoin d'une voix unifiée de clarté morale avec le cran et l'intégrité nécessaires pour critiquer les Etats abusifs. Cette élection prouve, encore une fois, que le Conseil des droits de l'homme, tel qu'il est actuellement constitué, n'est pas cette voix», a-t-elle déclaré.

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