19 Octobre 2017

Madagascar: Réunion du Syndicat des taxis-ville / CUA - Aucune résolution, les rapports sont encore tendus

Débat houleux entre les membres du syndicat des taxis-ville et les responsables de la CUA à l'Hôtel de ville hier. Clémence Raharinirina et ses proches collaborateurs ont quitté les lieux en pleine séance.

Séance de débats mouvementés à Analakely hier. La réunion entre la maire de la commune urbaine d'Antananarivo et les membres du syndicat des taxis-ville a été « chaude » hier. Consacrés à la question du transfert de gestion du centre de contre-visite à la société OMAVET, les débats ont vite viré à des accusations entre les deux camps. Les responsables auprès de la CUA ont accusé la présidente du syndicat des taxis-ville « d'avoir véhiculé des rumeurs quant à l'affaire OMAVET ». Des propos que Clémence Raharinirina a qualifiés d'« attaques personnelles ». « Il y a une certaine confusion sur mon ancien statut et celui que j'exerce actuellement. On a souvent réitéré le fait que je sois journaliste alors que je ne le suis plus », a fait savoir le numéro Un du FTAR ou « Fikambanan'ny Taxi Antananarivo Renivohitra ». Cette dernière d'interpeller les responsables auprès de la commune urbaine d'Antananarivo sur « laquelle des deux parties profèrent des mensonges à la population tananarivienne et malgache en général ».

Ultimatum. La réunion d'hier entre le syndicat des taxis-ville et la maire de la Commune urbaine d'Antananarivo avec ses proches collaborateurs « était une perte de temps » pour la présidente dudit syndicat. « Aucun propos sur la résolution du problème, ni la satisfaction de nos demandes n'ont été soulevés durant la réunion. On a assisté à une séance de lavage de cerveau sur les avantages de la société OMAVET », a-t-elle rétorqué. Avant d'ajouter que « la majorité des personnes présentes durant la réunion est contre la décision sur l'OMAVET ». Profitant de l'occasion, Clémence Raharinirina a fait savoir que « le syndicat des taxis-ville maintient l'ultimatum de deux semaines ». Par ailleurs, une « manifestation plus conséquente » sera organisée dans la capitale malgache si la CUA maintient sa décision. Une chose importante a toutefois attiré l'attention des journalistes présents à l'Hôtel de Ville hier. Un certain nombre de taximen et de propriétaires de taxi est resté après le départ de la présidente du FTAR et de ses proches collaborateurs. Les discussions se sont ensuite axées sur « la reconnaissance de ces derniers quant aux efforts menés par les dirigeants de la commune dans l'amélioration du transport urbain ». Une séance de plaintes et de demandes adressées aux responsables s'en est suivie. Ce qui nous amène à la question suivante : assistons-nous au prélude d'une scission au sein du syndicat des taxis-ville d'Antananarivo ?

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