19 Octobre 2017

Cameroun: Résultats de la recherche - Le challenge de la valorisation

Le Cameroun comptes de milliers de chercheurs, dont les travaux restent souvent sous l'éteignoir.

Premier de la classe, le secteur agricole. Les résultats de la recherche camerounaise à ce niveau sont, on ne peut plus nombreux. Et la qualité est également au rendez-vous. La preuve, au sortir du dernier Salon international des inventions à Genève en Suisse, le Cameroun à lui seul a remporté cinq médailles d'or. Toutes dans le secteur agricole, notamment la production de variétés améliorées de manioc, maïs, patate douce et sorgho. Autant de semences qui permettent d'avoir des rendements bien plus élevés et de résister aux maladies végétales. Dans la foulée, l'on sait que l'une des variétés de sorgho produites par l'Institut de recherche agricole et de développement (Irad) est désormais utilisée par une société brassicole du pays, en lieu et place du malt. Un saut qualitatif, qui limite les importations du Cameroun. Et c'est bien ce que l'on attend de la recherche scientifique. Hélas, la grande partie des trouvailles sommeillent encore dans les tiroirs.

La 5e édition de la rentrée scientifique a drainé des centaines de chercheurs hier au Palais des congrès de Yaoundé. Autour du ministre de la Recherche scientifique et de l'Innovation (Minresi), le Dr Madeleine Tchuinte, l'on a tablé sur les « Défis de la consolidation d'une masse critique de chercheurs au service du développement ». Et l'on retient à ce propos que depuis 2015, plus de mille nouveaux chercheurs ont été recrutés pour renforcer la recherche nationale. Sauf que « le crédo actuel porte davantage sur la densification de la fonction de transfert des résultats vers les secteurs économiques et la promotion de la culture de l'innovation, afin de faire rentrer dans les circuits économiques les résultats disponibles dans nos instituts de recherche », a expliqué le Minresi.

A l'Institut de recherches médicales et d'études des plantes médicinales (Impm) par exemple, la recherche a mis au point des médicaments antimycosiques et antifongiques qui, hélas, ne profitent pas encore à la population, faute de financements. Les opérateurs économiques sont donc interpellés. Du côté de la Mission de promotion des matériaux locaux (Mipromalo) également, la recherche a fait ses preuves, mais tant l'administration publique que les particuliers traînent à utiliser les briques de terre cuite et autres matériaux du terroir.

Malgré tout, la recherche camerounaise continue de produire des résultats probants. Et comme pour forcer la main aux entreprises, le Minresi a signé en mai 2016 des conventions de collaboration avec des partenaires privés, en vue de la valorisation des fruits de la recherche. L'on espère donc que les tiroirs vont bientôt se vider progressivement.

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