19 Octobre 2017

Afrique: La Marque Maroc construite au fil du temps et de l'histoire, plus que jamais célébrée dans le monde

analyse

Le Maroc a été le premier pays à avoir reconnu l’indépendance des Etats-Unis», a déclaré, en 2009, au Caire, le Président Américain Barack Obama. Un signe fort de la Maison-Blanche au Maroc du Roi Mohammed VI. Le chef d’Etat américain n’a pas manqué de rappeler dans son discours adressé au monde musulman «qu’un traité d’amitié avait été signé à ce titre entre les deux pays en 1796». Avec cette prise de parole, le chef d’Etat américain ne faisait que marcher sur les pas des chefs d’Etat prestigieux de l’Amérique, dont Washington et Roosevelt, qui reconnurent ce magistère historique au plus vieil Etat-Nation du monde.

Maintenant on sollicite mon point de vue sur l’identité de la marque Maroc dans le monde du sport à l’international en vue de la candidature du Maroc à la coupe du monde. Celle-ci est intrinsèquement liée aux facteurs endogènes et exogènes qui fabriquent tout au long de l’histoire la marque Maroc. Pour booster l’attractivité de cette dernière, j’avoue ne pas trouver meilleure citation que cette déclaration du Président américain Barack Obama devant le monde entier. je n’hésiterai pas, personnellement, à user et abuser de cette vérité, authentifiée par les plus hautes autorités américaines, dans une gigantesque campagne publicitaire, destinée à promouvoir l’image du Royaume, à travers tous les continents. Les discours et les déclarations convergeant dans ce sens sont légion.

Car, contrairement aux idées reçues, le Maroc dispose de solides argumentaires pour asseoir une très bonne image, surtout auprès des opinions des trois pays, USA-CANADA-Mexique, qui concourent aux côtés de notre pays. Les médias dans ces nouvelles nations ont assimilé notre candidature à de l’effronterie d’un arriviste.

Ces détracteurs ignorent le poids réel de la marque Maroc. Au-delà des célébrités sportives qui ont sculpté sur le marbre des différentes disciplines leurs performances mondiales, Larbi Benbarek, Said Aouita, Nawal El Moutawakil, Hicham El Guerrouj, Nezha Bidouane, Khalid Skah…, les prouesses du Royaume dans d’autres domaines notamment en arts culinaire, vestimentaire et architectural, valident l’éligibilité du Royaume parmi les nations qui comptent dans l’histoire de l’humanité. Les managers, au vu de ces données ne tarderaient pas à poser la question incontournable : “La marque Maroc fait-elle vendre les produits et services du Royaume dans le monde ?”

Assurément oui et pour répondre conséquemment à la question des managers soucieux d’abord des retombées matérielles, il convient de réaffirmer que la marque Maroc devrait mobiliser les pouvoirs publics. Il urge dans ce contexte de réaliser, sans tarder, une grande étude internationale sur l’image de notre pays. Avec des interviews ciblées menées auprès de consommateurs d’une dizaine de grands pays. Le Maroc constitue en soi un avantage compétitif, la preuve par ces restaurants marocains qui fleurissent en Europe et créés par des promoteurs algériens, tunisiens et même d’investisseurs issus du vieux continent. Pareils phénomènes sont très encourageants. À la cohorte de certains pays voisins, champions du «Maroc bashing» qui jugent notre pays enfermé dans le passé, s’opposent des pays comme la France, l’Espagne ou le Portugal, qui sont, au contraire, enthousiastes à notre sujet. Les Américains ou les Turcs par exemple font crédit au Maroc d’un esprit entrepreneurial et de capacités d’innovation. Plus étonnant, deux tiers, voire plus, de pays de l’Union africaine reconnaissent au Maroc sa capacité à inventer de nouvelles règles notamment en matière de développement économique. La magique formule du Roi Mohammed VI “gagnant/gagnant” a fait école. Et des entreprises étrangères, entre autres françaises, sollicitent l’accompagnement du Royaume pour s’implanter en Afrique.

La marque Maroc devrait mobiliser les pouvoirs publics. Il urge dans ce contexte de réaliser, sans tarder, une grande étude internationale sur l’image de notre pays.

Le design et le raffinement, atouts historiques du Maroc, sont naturellement associés aux produits marocains. Cette civilisation marocaine ensorcelle par son architecture et la pureté de ses lignes qui s’inscrivent en parfaite cohésion dans le paysage… Mais le génie marocain ne s’arrête pas à ces aspects de la vie sociale. Il s’étend à cette découverte capitale, enseignée depuis belle lurette dans les écoles d’ingénieurs : le puits marocain! Un puits marocain fait partie de la famille des fondations profondes. Son utilisation est nécessaire lorsque l’on doit placer une pile ou une culée d’un viaduc ou autre ouvrage, sur un sol médiocre. Ainsi, on transfère les efforts plus bas dans le sol, si possible sur un substrat rocheux. Il est impossible de séparer l’évolution d’un certain nombre de réalisations techniques de cette trouvaille passionnante et, bien sûr, des hommes qui en firent la conception et continuent aujourd’hui à exprimer leur volonté d’améliorer leur vie.

Reconnaissons cependant le risque de voir l’image du Maroc se cantonner à une approche artisanale de la production. A présent nous disposons d’une aura technologique et nous incarnons une forme d’audace, grâce au plus grand parc solaire du monde à Ouarzazate. Il faut mettre en évidence ce que l’ère Mohammed VI a apporté au Royaume : des idées neuves, non conformistes, et une capacité à chahuter l’ordre établi.

Le Maroc est un levier, c’est vrai. Notre origine crée une forme de bienveillance sur de nombreux marchés, notamment de fruits et légumes en Europe de l’Ouest, en Russie et depuis ces derniers temps en Afrique. La marocanité est l’apanage de certains grands restaurants en Europe et en Amérique. Toutes les entreprises nationales peuvent la revendiquer. Mais attention à ne pas s’internationaliser en reprenant des éléments de communication déconnectés de la réalité.

L’attractivité d’un Maroc à l’étranger conduit certains fleurons nationaux à s’appuyer sur la marque Maroc pour communiquer. Ainsi, Royal Air Maroc s’est inscrite au pinacle de l’altruisme et de la solidarité agissante avec l’Afrique au summum de la crise Ebola en maintenant au profit des pays touchés une ouverture sur le monde, là les autres compagnies les avaient tout simplement abandonnés.

Kamal Lahlou

Kamal Lahlou est le président-fondateur du groupe les Éditions de la Gazette (Challenge, VH et Lalla Fatima) et de MFM Radio. Homme de médias mais aussi dirigeant sportif actif, il est le 1er vice-président du Comité National Olympique Marocain (CNOM), vice-président du comité exécutif de l’Association Francophone des Comités Nationaux Olympiques (AFCNO) et membre du bureau exécutif de l’Association des Comités Olympiques Africains (ACNOA). Son engagement pour le sport lui a valu deux lettres de félicitations. La première, envoyée par la République populaire de Chine le 24 avril 2008 et transmise par son ambassadeur au Maroc, a salué « l’appui énergique aux Jeux de Pékin à travers la brillante déclaration faite par son vice-président Kamal Lahlou ». La seconde, signée Thomas Bach, président du Comité International Olympique (CIO), l’a félicité « pour sa participation active et sa contribution fructueuse dans le cadre de l’adoption de la journée mondiale du sport ». La lettre faisait suite à la proposition émise par Kamal Lahlou, lors du forum tenu en mai 2011 au Palais des Nations de Genève entre le CIO et l’ONU, visant l’adoption de la journée mondiale du sport.

Une production originale du blog des MEDays2017

(http://www.medays.org/fr/la-marque-maroc-construite-au-fil-du-temps-et-de-lhistoire-plus-que-jamais-celebre-dans-le-monde/)

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