20 Octobre 2017

Sénégal: Les travailleurs de l'hôpital de Pikine en bouclier et annoncent une plainte contre x

Les travailleurs de l'hôpital de Pikine ont tenu un rassemblement hier, jeudi 19 octobre pour défendre le corps médical qui est accusé à tort ou à raison d'être responsable de la mort de la petite Aicha Diallo dimanche dernier, après été internée dans ladite structure de santé.

Face à la presse les blouses blanches ont monté sur les grands chevaux pour défendre leurs pairs. Selon Ibrahima Diaw, Secrétaire général de l'intersyndicale des travailleurs de la santé, «c'est un acharnement qui ne dit pas son nom». «Une patiente qui vient aux urgences, qui reçoit les premiers soins et mieux, a subi une opération ne peut pas dire qu'elle a été négligée. Elle est ensuite emmenée à la réanimation. Elle a succombé ensuite par la volonté de Dieu. Nous nous inscrivons en faux contre toutes autres allégations qui soutiennent que la patiente a été sommée de payer une facture de 200.000 F CFA. C'est un mensonge !

D'ailleurs, la facture qu'on a présenté après les soins est de 114.000 F CFA», a fait savoir le syndicaliste. Poursuivant, ce dernier s'interroge sur la mort de la fille. «Nous présentons nos condoléances parce que c'est dur de perdre un être humain mais nous exigeons que la lumière soit faite sur le traumatisme de la fille avant son internement à l'hôpital. La famille doit élucider sur comment la fille s'est blessée avec une chute d'un étage jusqu'à ce qu'un objet contondant lui transperce l'anus. Il y a beaucoup de zones d'ombres sur cette affaire», a martelé M. Diaw.

Interpelé sur la suite de la direction à adopter sur cette affaire où l'hôpital est accusé d'être mêlé à la mort de la fille, le syndicaliste de renseigner : «notre conseil se réunit pour la suite à prendre. Une plainte contre X n'est pas exclue pour que la vérité éclate. Nous n'accepterons pas cet acharnement. Nous travaillons pour que l hôpital offre de meilleurs soins de qualité à tous nos patients. Donc, qu'on ne jette pas l'opprobre sur le corps», s'est indigné le syndicaliste.

Pour Saliou Faye Daff venu soutenir ses pairs l'acharnement doit cesser. «Nous, de la santé, devrons faire face à nos détracteurs du système de santé. Nous sommes en train de faire un travail pour une meilleure prise en charge des malades. L'état fait des efforts dans ce sens. Donc, notre mission est d'offrir des soins de qualité. Tout ce qu'un médecin regrette c'est la mort d'un patient entre ses mains. Nous regrettons la perte de la fille. Tout n'est pas rose. Il y a des améliorations à faire sur le plan de l'accueil et de la prise en charge. L'état s'y attèle déjà», a lancé le syndicaliste.

Les travailleurs de l'hôpital n'excluent pas de rencontrer la famille de la défunte pour une séance d'explications afin que cette famille sache que leur défunte fille a été bel et bien prise en charge.

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